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PassionGnu/Linux:


Bienvenue sur PassionGnu/Linux!!!

Le site est né avec l'envie de faire connaitre Gnu/Linux et les possibilitées offertes par le libre en générale.cool
 
Ce site récent est basé sur Guppy. Tout le site a l'origine a été fait par mes soins sous Mandriva puis debian, maintenant il est hébergé gracieusement parLescigales.org

N'hésitez pas a laisser vos commentaires sur chaques articles et sur le forum!!! Bonne lecture.

forum.gifForum en direct


Passiognulinux Sujet : nouveau theme, nouvelle banniere!!!!
Et oui depuis le temps ou je voulais remettre une banniere... J'ai mis le temps mais cette fois je ... 08/02/2010 @ 20:24
(par seb95)
Passiognulinux Sujet : Thème spéciale fêtes.
Coucou;merci a toi aussi mon ami libriste!!!!surtout la santée!!!! ... 01/01/2010 @ 13:41
(par seb95)
Passiognulinux Sujet : Thème spéciale fêtes.
Hello seb95 ! ¬ Ouf, sans la neige ça va beaucoup mieux ! ;) ¬ Bonne année à toi et vive ... 31/12/2009 @ 13:31
(par rtfm33)
Passiognulinux Sujet : Thème spéciale fêtes.
Coucou, oui ça rame sur certaine config j'ai pu le voire...As tu vu que dans preference-> mon ... 28/12/2009 @ 01:27
(par seb95)
Passiognulinux Sujet : Thème spéciale fêtes.
Bonsoir seb95. ¬ C'est clair avec la neige, ça rame grave, très désagréable, j'aimais mieux ... 27/12/2009 @ 23:15
(par rtfm33)

news.gifLes 3 dernières nouvelles



mlo_logo_portail_v3.png> MLO nouvelle formule, Le site mandrivien s'est refait une jeunesse - par seb95 le 29/01/2010 @ 15:24

MLOpub.png

Bonjour à tous, MLO ou Mandriva Linux Online bien connu des mandriviens s'est fait une cure de jouvence. Ce site qui a pour but d'aider l'hyper débutant (connu sous le nom de vrai débutant) a eu le droit a une nouvelle formule.
En effet, le portail qui était à l'origine séparé en plusieurs sous-sites, se retrouve sur une même plate-forme, avec au programme : wiki, forum, news, irc, et même une nouvelle adresse.

Les administrateurs ont bossé dur pour que ce qui était prévu de durer de 48 a 72 heures, ne dure qu'en faite 24 heures.
Donc venez nombreux sur ce nouveau portail.
http://www.mandrivalinux-online.org/


Citation "MLO fait peau neuve et pour la même occasion change d'adresse, afin de découvrir votre nouvel environnement, vous pouvez dès à présent nous retrouver sur

http://www.mandrivalinux-online.org

Toute l'équipe de MLO vous y attend, en espérant qu'il vous sera agréable.

Très cordialement

La Team MLO
Lors de votre première connexion, n'oubliez pas de confirmer vos identifiants existants en cliquant sur le bouton "Se connecter"

Voilà, c'est fait !

MLO fait peau neuve et pour l'occasion change d'adresse.

Retrouvez votre nouvel environnement, plus souple, plus simple et plus ergonomique, à l'adresse suivante :

http://www.mandrivalinux-online.org

Au plaisir de vous y revoir."

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gnu.pngRichard Stallman et la révolution du logiciel libre - par seb95 le 24/01/2010 @ 18:09

Dispo dans le coin téléchargement.

Une référence historique pour mieux comprendre l'histoire et l'avenir de l'informatique et les origines du mouvement du logiciel libre Cette biographie autorisée de Richard Stallman éclaire sans complaisance la vie de ce personnage autant décrié qu'encensé qui a révolutionné l'histoire du logiciel en fondant le mouvement pour le logiciel libre. Amendée avec humour par Richard Stallman lui-même sans rien perdre de ses qualités critiques, elle retrace au travers d'anecdotes savoureuses la jeunesse d'un surdoué, les événements qui l'ont mené à la genèse de la licence GNU GPL, et sa lutte pour protéger l'ouvrage logiciel et en faire reconnaître le rang de patrimoine mondial. Cet ouvrage s'inscrit dans le projet Framabook du réseau Framasoft pour la diffusion du logiciel libre auprès d'un large public. Adaptation à l'initiative d'Alexis Kauffmann. Au sommaire
  • Une histoire d'imprimante
  • 2001, l'odyssée d'un hacker
  • Portrait de Richard en jeune homme
  • Destituer Dieu
  • Une oasis de liberté
  • La commune Emacs
  • Une morale à l'épreuve
  • Sur scène avec Saint Ignucius
  • Genèse de la Licence publique générale de GNU (GNU GPL)
  • GNU/Linux
  • Richard Stallman et l'open source
  • Une brève incursion dans l'enfer hacker
  • Le combat vers la liberté
  • Épilogue de Sam Williams : une écrasante solitude
  • A. À propos du terme hacker
  • B. La GNU Free Documentation License

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mlo_logo_portail_v3.pngMLO présent sur Facebook ! - par seb95 le 27/12/2009 @ 14:34

Écrit par DaaX   
Lundi, 14 Décembre 2009 19:18

facebook - mlo

Bonne nouvelle ! Pour tous les amateurs de réseaux  sociaux, MLO se met à la page et est désormais présent sur Facebook. 

Venez rencontrez certains membres de l'équipe MLO.

Pour nous joindre : groupe MLO.

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blog.gifLes 5 derniers billets


mandriva-logo_0.pngFaire taire les rumeurs sur Mandriva - par seb95

Bon vu que les mauvais langues disent de Mdv qu'on ne peut pas la mettre en serveur et qu'elle ne passe pas avec succés les upgrades, voici la réponse:

Migration en 2010

Publié dans :
AUFML

 

Bien que ça soit la saison, je ne parle pas du nouvel an, mais plus de la distribution et plus précisément de la distribution installée sur notre serveur. Afin de bénéficier des derniers correctifs et des fonctionnalités, l'équipe d'administration a mis à jour ce soir le système via urpmi.

Sans grande surprise et après 50 minutes d'opération, download compris avec un changement dans apache/drupal et un dans mailman, le serveur est à nouveau pleinement opérationnel ( en fait, je suis sur que personne n'a vu l'upgrade ). Néanmoins, si jamais le moindre problème venait à apparaitre ( notamment sur drupal que nous n'avons pas pu tester en profondeur ), merci de contacter l'équipe d'admin à root@mandrivafr.org

et la réputation de Mandriva ?

Non mais c'est vrai quoi, tu es en train de dire que tu as fait une mise à jour du serveur qui tournait sous mdv 2009.1 vers 2010 sans souci ? Non mais franchement tu te rends compte que tu es en train de flinguer la réputation de Mandriva :

- c'est pas stable, c'est buggé, ça marche pas

- c'est pas fait pour être mis en serveur

- on peut pas faire de mise à jour facilement et en plus c'est payant

 

Misc, tu devrais avoir honte de prouver de facto que Mandriva ça marche super bien, ça fait tourner des serveurs sans souci et les mises à jour se font très facilement. Bientôt tu vas nous dire qu'on peut installer un CMS super facilement. Pfffff tout fout le camp !!

Re: et la réputation de Mandriva ?

 

Pour ma part, j'ai jamais eu de prob pour faire la même chose et c'est très stable !

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Publié le 29/01/2010 @ 00:19  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

mandriva-logo_0.pngAllez l'abonnement!!! Vive Mandriva, adieu OpenSuse... - par seb95

Tout est dans le titre, Mandriva est une des meilleurs distribution, mais aussi une société vivant du libre... Et ce n'est pas chose facile, Canonicale a pu le constater avec son ubuntu...
Donc étant heureux mandrivien et ceci depuis 5 ans, j'ai décidé enfin de renouveller mon abonnement (expiré depuis la 2009....), actuellement je télécharge le torrent qui va je dois l'avouer va assez vite, 3 petite heures et j'arrete la souffrance d'etre sous opensuse...(bon j'avoue y a des truc qui me plais mais vraiment pas tout...).

Alors pourquoi attendre d'avoir la Powerpack et donc de payer au lieu de prendre la Free? Et bein la réponse est simple, si on aime Mandriva, si on aime cette distribe, si on veut y participer, on peut et on se doit de donner queque chose, par exemple, acheter la powerpack ou financer le projet....
Donc d'abord je renouvelle mon abonnement et le mois prochain ou dans 2 mois je mettrais un petit cheque pour financer le projet.

Que c'est il passé ses dernieres semaines? Rien de tres nouveau, j'avais un peu laché ma Mdv Free pour une OpenSuse, pour voire les changements, je dois bien admettre qu'il y a du tres bon chez suse, mais decidement toujours des petites choses qui manquent:
  • deja une communauté Francophone absente ou presque,
  • ensuite ça reste la plus lourde des distribe que j'ai eu entre les mains malgrés les nombreux postes sur MLO d'un anciens sur celle-ci me disant le contraire, chez moi sur 2 pc recent et puissant je la trouve moins vivace, c'est légé mais on le note assez. Ensuite sur un vieu pc qui frole les 256 mo de rame, sous mdv ça va encore, tandis que sous opensuse ça n'allait plus.
  • de nombreux depots avec les dernieres versions ou presque comme celui de kde, mozilla, vlc, openoffice mais aussi des logiciels ayant un certain retard ou absent comme mldonkey(absent), filezilla(version ancienne avec des fonction en moins....), gcstar(absent).
  • Yast parfait dans certain cas (serveur mail/ftp, service, logs, ect,...),  peut etre totalement inadapté dans d'autre (installation/suppression/mise a jour de programme.
  • Sax2  n'a plus droit a son icone dans Yast.
  • l'installation via le live m'a simplement donné lieu a des erreures, d'abort gnome ou kde non traduit, puis clavier qui change de nationnalité, programmes qui se ferment, installation qui echoue....
Sous Mandriva j'ai des soucies temporaire mais pas autant, et puis je me sent mieu sous Mdv que sous d'autres distributions, j'a longtemps été du coté de Debian, mais suis revenu au bercaille.

Alors on entend souvent parler de Mandriva comme une distribution:
  • pas stable
  • pas fait pour des serveurs
  • payante
  • avec des mises a jour payantes
  • pas possible d'upgrader d'une version a une autre (de 2009 a 2010 par exemple) comme on le fait sous Debian...
  • obsoléte
  • qui est trop modifié
  • pas libre
Donc une par une je vais tenter de rectifier la vérité:
  • assez stable pour faire tourner tout mes services(serveur ftp/mail/spamd/clamd)
  • une free sert actuellemnt pour le site de la AUFML (Association des Utilisateurs Francophones de Mandriva Linux), une MDS5 tourne actuellement chez Arcelor Research Maizières à Maizières-les-Metz  MDS, installé sur un serveur redondé, est probablement l'élément le plus fiable de notre infrastructure.
  • la version free est 100% opensource et gratuite, on rajoute les programme non libre avec les depots GRATUIT non-free.
  • les mises a jours ont toujours été gratuite, seule en 2006 l'option de mise a jours automatique en ligne avec l'icone dans la barre de tache etait payante (stupide je l'accorde...)
  • pour les upgrade je vous rapporte ce qui c'est passé pour

    Bien que ça soit la saison, je ne parle pas du nouvel an, mais plus de la distribution et plus précisément de la distribution installée sur notre serveur. Afin de bénéficier des derniers correctifs et des fonctionnalités, l'équipe d'administration a mis à jour ce soir le système via urpmi.

    Sans grande surprise et après 50 minutes d'opération, download compris avec un changement dans apache/drupal et un dans mailman, le serveur est à nouveau pleinement opérationnel
  • pour de ce qui est des logiciels ce sont pas les dernieres versions pour tous mais ce sont des versions recentes au meme niveau qu'OpenSuse ou Ubuntu...
  • pas enormement de changement par rapport a une Suse, on va dire que Mdv reste entre Debian, Ubuntu et Suse, plus modifié que Debian mais moins que Suse et Ubuntu.
  • et surtout comme me la rappelé notre ami Gnu33, une grande communautée tres sympathyque et a l'ecoute, on peut du reste s'eb rendre compte sur le forum officiel(plus technique) de Mandriva ou celui de MLO (speciale grand debutant)

Bon pour finir, j'ai hate d'etre demain pour l'installer!!!!

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Publié le 29/01/2010 @ 00:14  - 8 commentaires 8 commentaires - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mail Postfix Mdv - par seb95

 


Le mail local permet aux utilisateurs d'une même machine de s'échanger des courriers entre eux ou même d'échanger des courriers avec l'extérieur.

Il est important de noter que même si vous êtes l'unique utilisateur de votre machine, il peut être intéressant d'ouvrir un compte de courrier local dans la mesure où certains services du système (tels que at et batch, crond, anacron et msec) « écrivent » à root ou aux utilisateurs : il peut vous être utile de prendre connaissance de ces messages.

D'apres Mandriva wiki.

Sommaire

[masquer]

Mail local

Comment fonctionne le mail à la sauce Unix/Linux ?

Sous Linux et Unix, chaque utilisateur dispose d'une boîte de mail locale : c'est un simple fichier texte dans /var/spool/mail/.

Le logiciel qui s'occupe de la distribution, de l'émission et de la réception du mail est Postfix, sous Mandriva Linux.

Je parlerai d'abord de l'échange de courrier local, autrement dit entre plusieurs comptes installés sur la même machine. Pour une ouverture sur l'extérieur, voir la section sur la configuration de Postfix pour l'accès à Internet.

Que faut-il configurer ?

Astuce !

Cette section décrit comment installer à la main le mail local en éditant différents fichiers de configuration.
Toutefois, il existe dans les versions antérieures à Mandriva 2009.1, un assistant de configuration graphique dont vous pourrez disposer en installant le paquet drakwizard, qui permet une installation plus confortable. Il faudra néanmoins passer par webmin pour une configuration aisée à partir de la 2009.1. Voir ce topic, pour plus de détails.

De plus, les fichiers de configuration cités ci-dessous doivent être édités en tant que root, en vue de modifications. Se référer à la page éditer des fichiers de configuration, si vous ne savez pas comment procéder.


Le mail local est configuré correctement par défaut (si Postfix a été installé, bien sûr) à une exception près : les mails de root. En fait, root ne doit pas recevoir de mail : ses mails doivent être redirigés vers la boîte de mail du compte de simple utilisateur de l'administrateur réel de la machine. Ceci parce que les mails qu'il reçoit sont généralement importants et parfois urgents (beaucoup d'applications s'attendent à ce que les messages pour root soient lus régulièrement), alors que l'administrateur d'un système peut très bien ne pas se connecter en tant que root pendant une longue période pendant laquelle il se connectera au contraire peut-être quotidiennement en tant que simple utilisateur.

Configurer la boîte mails de root

Éditer le fichier /etc/postfix/aliases. On y voit cette section :

# CHANGE THIS LINE to an account of a HUMAN
root:           postfix

Indiquer le nom des utilisateurs qui doivent recevoir les mails à destination de root (le rapport de sécurité msec, par exemple) séparés par des virgules. Indiquer ceci à la place de "postfix". On obtient alors une section de ce style :

# CHANGE THIS LINE to an account of a HUMAN
root:           administrator,yoho,tonton

Paramétrer son nom d'hôte

Postfix est assez têtu et, veut absolument savoir à quel domaine vous appartenez pour envoyer et recevoir des mails. Il ne fonctionnera pas sinon. Un domaine sert à vous identifier dans les grands réseaux, mais vous n'en avez pas besoin pour le mail local. Nous allons donc donner à Postfix un faux nom de domaine qui lui conviendra très bien : domainelocal.

Si vous n'avez pas déjà donné un nom d'hôte à votre machine (dans les quelques « réglages Internet » de Image:drakconf-icon.png drakconf) alors, vous avez le nom par défaut : localhost. Sinon, vous lui avez donné un nom de votre choix. Dans notre exemple, ce nom d'hôte est ma_machine.

Éditez le fichier /etc/postfix/main.cf de façon à ce qu'il contienne ces trois lignes (laisser toutes les autres lignes en place) :

myhostname = ma_machine.domainelocal
mynetworks_style = host
inet_interfaces = localhost
  • La première ligne indique à Postfix votre nom de machine « pleinement qualifié » (FQDN) qui est la concaténation de votre nom de machine, d'un point et de votre (faux) domaine
  • la deuxième ligne indique à Postfix qu'il ne gère le mail que concernant cet hôte et, que cela ne sert à rien d'envoyer des mails ailleurs
  • la troisième ligne restreint Postfix à l'interface "localhost" : il ne pourra pas envoyer ni recevoir de mails sur l'Internet (procure une protection supplémentaire de votre PC, en plus).

Vérifier que les changements dans Postfix sont bien pris en compte

Ouvrir deux terminaux en tant que root :

Dans le premier, taper :

Image:Konsole.png
[root@ordi ~]# tail -f /var/log/syslog

La commande grep filtrera les messages qui vous concernent. Ne vous inquiétez pas si vous ne voyez rien pour l'instant.

Dans le second, taper :

Image:Konsole.png
[root@ordi ~]# service postfix restart
mail root

puis taper "test" en sujet, <ENTREE> et enfin <CTRL+D>

Des informations ont défilé dans l'autre terminal : contrôler que tout a l'air correct au moment du redémarrage de Postfix. Contrôler aussi que le mail a bien été redirigé correctement (l'adresse de l'utilisateur final apparaît).

 

Utilisation du mail local en console

Comme nous l'avons entrevu à la section précédente, pour créer et envoyer un message au destinataire toto, utilisateur du même système, vous devez taper la commande :

Image:Konsole.png
[utilisateur@ordi ~]$ mail toto

Une ligne commençant par 'Subject :' apparait  : vous pouvez y taper alors le contenu du 'sujet' du mail puis, faire <ENTREE> . Ensuite, vous tapez directement le contenu du message et, quand vous avez fini <CTRL+D> ou, (ce qui est plus rapide) vous passez à la ligne par <ENTREE> et vous tapez un unique point suivi immédiatement par <ENTREE>  : le message est alors envoyé (le point ne fera pas partie du texte du message).

Pour voir la liste des messages disponibles dans votre boîte vous pouvez taper :

Image:Konsole.png
[utilisateur@ordi ~]$ mail

vous obtenez alors une liste de messages numérotés et une nouvelle invite en forme de point d'interrogation. Pour lire un des messages affichés faites :

Image:Konsole.png
[utilisateur@ordi ~]$ ? t numero_du_message

pour quitter faites :

Image:Konsole.png
[utilisateur@ordi ~]$ ? q

pour répondre à un message faites :

Image:Konsole.png
[utilisateur@ordi ~]$ ? reply numero_de_message

et enfin pour écrire à un utilisateur sans sortir du programme vous ferez :

Image:Konsole.png
[utilisateur@ordi ~]$ ? mail To : adresse_du_destinataire

Attention à un petit piège !

Lorsque vous consultez le mail local à partir d'une console graphique (Konsole, rXVT...) après avoir changé d'identité (que la consultation se fasse via la commande mail ou en invoquant un courielleur (Kmail, Thunderbird...) : veillez bien à changer d'identité en utilisant

Image:Konsole.png
[utilisateur@ordi ~]$ su -

et pas simplement

Image:Konsole.png
[utilisateur@ordi ~]$ su

car, dans ce dernier cas, la variable MAIL (qui contient le chemin de votre boîte à lettres) conserverait la valeur appropriée pour l'utilisateur initial et, vous ne pourriez pas consulter le courrier correspondant à la nouvelle identité.

Configurer KMail pour la consultation de mails locaux

Il suffit de créer un compte de type "local".
Voici, comment procéder.

Tout d'abord, exécutez Kmail.

A travers le menu Outil, exécutez l'option Assistant de compte.

À noter !
Cet assistant est automatiquement exécuté lors du premier lancement de Kmail
.

 


Laissez les options par défaut et, cliquez sur <Suivant>

Type de compte, choisir Boite locale; puis cliquez sur <Suivant>

 

Informations sur le compte

 

En prenant comme base, les informations saisies dans les fichiers de configuration, nous avons :

  • yoho est un utilisateur configuré pour recevoir des mails locaux, d'après le fichier /etc/postfix/aliases
  • myhostname a pour valeur ma_machine.domainelocal d'après le fichier /etc/postfix/main.cf

Nous pouvons donc renseigner les valeurs suivantes :

  • Nom réel : saisissez votre nom. Dans notre cas, ce sera Yoho
  • Adresse électronique : yoho@ma_machine.domainelocal (format : monutilisateur@myhostname).

Cliquez sur <Suivant>


Informations sur l'utilisateur


Cliquez sur <Suivant>

Informations sur le serveur

 

  • URL : il s'agit d'indiquer la boîte mail locale de l'utilisateur. Notre utilisateur est yoho,et comme cité plus haut, les boites locales sont stockées dans le dossier /var/spool/mail/ sous forme de fichier.
    Dans notre cas, nous saisirons donc : /var/spool/mail/yoho.
À noter !
Vous pouvez aussi créer un dossier de destination différent de la boîte de réception, par exemple "Mails locaux" et indiquer dans la configuration du compte que vos mails locaux arriveront dans ce dossier.
  • Cochez l'option Utiliser la réception locale et, cliquez sur <Terminer>


De retour dans la fenêtre principale de Kmail, un clic sur le bouton Relever le courrier fait apparaître des éléments dans la boite de réception. Vérifiez que vous avez bien reçu le mail "test" rédigé ci-dessus.

Remarque
Lors de la relève de mails, Kmail crée un fichier de verrouillage (/var/spool/mail/yoho.lock).
Le système de verrouillage (par défaut) employé par Kmail est de type procmail. Celui-ci nécessite des droits d'écriture dans /var/spool/mail.
N'ayant pas les droits suffisants dans ce répertoire (/var/spool/mail), un message d'erreur apparaît dans la barre de message :

Problème de transmission
Impossible de verrouiller /var/spool/mail/yoho


Il est possible de changer les permissions sur /var/spool/mail en utilisant msec, de façon à ce que tout le monde puisse y écrire (et c'est un peu dangereux au niveau de la sécurité...); ou d'utiliser un dossier de destination, dans lequel nous avons les privilèges suffisants.
Ici, nous nous contenterons de changer le système de verrouillage :

  1. Configuration > Configurer Kmail
  2. Comptes, sélectionnez le compte local créé
  3. Cliquez sur < <Modifier> >
  4. Méthode de verrouillage : choisir FCNTL ou Aucun. Sachez toutefois, que vous risquez de perdre des messages si vous n'utilisez aucun verrouillage.

 

 

Configurer Thunderbird pour lire et envoyer des mails locaux

Sous Thunderbird, vous devez d'abord ajouter votre utilisateur dans le groupe mail car, Thunderbird dispose de moins de modes de verrouillage que Kmail.

Pour cela :

  • Utilisez l'interface graphique de Mandriva Image:Userdrake-icon.png Userdrake : Menu > Outils > Outils système > Configurer votre ordinateur > Système > Gérer les utilisateurs du système.
  • Sélectionnez votre utilisateur puis : clic droit, Onglet Groupe, cochez la case du groupe mail.
Attention !

Cela a une conséquence sur la sécurité du système : votre utilisateur a en principe le droit de consulter, modifier, rajouter et supprimer n'importe quel message local, même s'il n'est pas destiné à votre utilisateur : opération donc à proscrire sur une machine dédiée pour être un serveur de mail ou groupware. Pour éviter ce problème, veillez donc à ce que les fichiers de boîte à lettres des utilisateurs dans /var/spool/mail (fichiers dont le nom est identique à l'identifiant de connexion de l'utilisateur) possèdent uniquement des droits de lecture et écriture pour leur propriétaire (-rw-------).

Image:Konsole.png
[root@ordi ~]# cd /var/spool/mail && chmod 600 ./*
Vous pouvez aussi pour cela, créer dans Image:drakperm-icon.png drakperm ou msec une règle de permission personnalisée pour /var/spool/mail/*.
  • Fermez votre session Mandriva et reconnectez vous, afin que les changements soient pris en compte


Créez ensuite un compte de type Movemail.

Dans la page Paramètres serveur de votre compte, ni le paramètre nom du serveur, ni le paramètre nom d'utilisateur ne sont utilisés. Vous pouvez donc, mettre ce que vous voulez. Pour rester cohérent, j'ai mis "localhost" et mon nom d'utilisateur.

Cliquez ensuite sur Relever et vérifiez que vous avez bien reçu le mail "test" rédigé ci-dessus.

Pour envoyer des messages, vous devez créer un smtp 'localhost' :

  • sélectionnez le nom de votre compte de mail local, cliquez sur Paramètres du compte,
  • tout en bas à gauche sélectionnez Serveur sortant (SMTP)
  • puis en haut à droite Ajouter.

Dans la fenêtre qui s'ouvre alors tapez localhost dans Nom du serveur. Revenez à la fenêtre Paramètres du compte et, dans la liste déroulante Nom du serveur, sélectionnez localhost.

Si vous avez des tâches crond d'une périodicité rapprochée qui provoquent un affichage qui vous sera en fait envoyé sous forme de mail par crond, vous risquez d'être vite très encombré. Souvenez-vous alors que Thunderbird vous permet de créer des sous-dossiers spécialisés pour certains types de messages dans le compte de mail local.
Vous pouvez par exemple en créer un pour les tâches crond et, créer un filtre de message qui ventile directement lesdits messages dans ce sous-dossier. Seuls resteront alors, dans la boîte de réception les autres messages, moins nombreux, que vous pouvez si vous le souhaitez, ventiler dans divers dossiers, à votre gré. Pour tout cela, voir cette documentation de Geckzone.

À noter !

Les dernières versions de Thunderbird ne permettent pas la création de compte de type Movemail. Dans ce cas, créer un compte POP, quitter Thunderbird puis, changer le type de compte dans le fichier /home/<user>/.thunderbird/<compte>.default/prefs.js :

  • user_pref("mail.server.serverXX.name", "pop");

devient

  • user_pref("mail.server.serverXXname", "movemail");

Accès à Internet

Ce qui suit présuppose que l'installation de Postfix sur votre machine a déjà été effectuée.

 

Configuration du relais

Pour configurer Postfix de telle sorte qu'il redirige le courrier vers l'extérieur, il faut spécifier l'adresse du serveur à utiliser comme relais. Editez le fichier /etc/postfix/main.cf et, ajoutez (ou modifiez) la ligne suivante :

relayhost = [smtp.fai.fr]

smtp.fai.fr est l'adresse du serveur d'envoi de mail de votre fournisseur, comme, par exemple, smtp.free.fr.

 

Mise à jour de l'adresse de l'expéditeur

Il faut à présent configurer Postfix afin de prendre en compte votre véritable adresse et, non pas celle que vous avez sur votre système. Dans le cas contraire, le serveur smtp de votre fournisseur va recevoir une demande de relais provenant d'un utilisateur login.localhost.localdomain et, sauf si vous avez enregistré votre nom de domaine, il répondra à votre requête par un message du genre :

localhost postfix/smtp[9949]: 5657C69A43: to=<jerome.f.martin@free.fr>, relay=smtp.free.fr[212.27.48.4],
 delay=0, status=bounced (host smtp.free.fr[212.27.48.4] said: 550 <login@localhost.localdomain>:
 Sender address rejected: Domain not found (in reply to MAIL FROM command))

Cette limitation permet aux FAI d'éviter d'être des relais pour des sites de SPAM ou de virus.

Editez le fichier /etc/postfix/canonical et, ajoutez les règles de réécriture, comme, par exemple :

jerome  jerome.f.martin@free.fr

ou bien

@mamachine.mondomaine  jerome.f.martin@free.fr

pour réécrire les adresses de la forme user@mamachine.mondomaine. Noter que mamachine.mondomaine est le nom spécifié dans votre configuration /etc/postfix/master.cf par le champs myhostname

Editez le fichier /etc/postfix/main.cf pour indiquer à Postfix l'utilisation de réécriture d'adresse :

sender_canonical_maps = hash:/etc/postfix/canonical

Relancez alors le service :

service postfix restart

... / ... Lire la suite

Publié le 07/01/2010 @ 12:59  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

Configuration rapide vsftpd - par seb95

VsFTPd est un serveur FTP conçu avec la problématique d'une sécurité maximale. Contrairement aux autres serveurs FTP (ProFTPd, PureFTPd, etc.), aucune faille de sécurité n'a jamais été décelée dans VsFTPd. Ce serveur est notamment utilisé à grande échelle par des entreprises telles que Red Hat.

La configuration par défaut de VsFTPd est très restrictive :

  1. Seul le compte anonyme est autorisé à se connecter au serveur
  2. En lecture seule
  3. Les utilisateurs ne peuvent accéder qu'à leur compte

Caratéristiques

  • Compatibles avec xinetd
  • Conçu dès le départ avec la sécurité comme préoccupation
  • petit et léger
Fichiers de configuration
  • /etc/logrotate.d/vsftpd
  • /etc/pam.d/vsftpd
  • /etc/vsftpd.conf
  • /etc/vsftpd.chroot_list
Ce fichier décrit le nom des usagers qui ont accès à toute l'arborescence de répertoire. Pour tous les autres usagers, le répertoire personnel sera leur répertoire racine (chroot).
  • /etc/ftpusers
Ce fichier donne la liste des usagers qui ne peuvent pas se connecter par FTP. Ces comptes incluent généralement les comptes "root" et les comptes de services car ces usagers ont trop de droits pour être autorisés à faire du FTP.

Configuration rapide

Pour configurer vsftpd, éditez /etc/vsftpd.conf.

  • Pour autoriser l'ajout ou la modificaton de fichiers sur le serveur, décommentez la ligne :
write_enable=YES
  • Pour autoriser les connexions des usagers du système local, décommentez la ligne :
local_enable=YES
  • Par défaut, un usager ne peut regarder au delà de son répertoire personnel. Pour désactiver ce comportement, modifier la ligne suivante :
chroot_local_user=NO
  • Pour désactiver les connexions anonymes :
anonymous_enable=NO

Configuration de vsftpd d'apres Ubuntu.fr

A adapter pour MDV.

La configuration de VsFTPd est centralisée dans un seul et même fichier /etc/vsftpd.conf. Choisissez votre éditeur de texte favori (en mode super utilisateur) et appliquez les modifications suivantes en fonction du mode de fonctionnement de VsFTPd.

  • Pour permettre à vos utilisateurs locaux (ceux qui ont un compte sur la machine) de se connecter au serveur et d'écrire.
local_enable=YES
write_enable=YES
  • Pour permettre la configuration du chmod par défaut que prendront les fichiers et les dossiers.
local_umask=077
  1. Valeur 002 : permet d'avoir un chmod des dossiers en 775 et fichiers en 664
  2. Valeur 022 : permet d'avoir un chmod des dossiers en 755 et fichiers en 644
  3. Valeur 077 : permet d'avoir un chmod des dossiers en 700 et fichiers en 600
  • Vous pouvez personnaliser le texte de connexion au serveur
  ftpd_banner=Bienvenue sur le serveur ftp de René
  • Vous pouvez « emprisonner » certains utilisateurs dans leur dossier personnel grâce à la configuration suivante :
chroot_local_user=YES
chroot_list_enable=YES

chroot_list_file=/etc/vsftpd.chroot_list

Les identifiants des utilisateurs concernés doivent êtres renseignés dans /etc/vsftpd.chroot_list.

 

Attention, si chroot_local_user est à YES, cette liste devient la liste des utilisateurs qui ne seront PAS dans leur "prison" :

"If activated, you may provide a list of local users who are placed in a chroot() jail in their home directory upon login. The meaning is slightly different if chroot_local_user is set to YES. In this case, the list becomes a list of users which are NOT to be placed in a chroot() jail. By default, the file containing this list is /etc/vsftpd.chroot_list, but you may override this with the chroot_list_file setting."

Si vous voulez changer le port pour transmettre les commandes qui est par défaut (21) :

listen_port=222
  • Pour avoir un monitoring basic (voir les utilisateurs connectés) :
 setproctitle_enable=YES

Ensuite, pour voir la liste des utilisateurs il suffit de taper la commande suivante dans un terminal :

 ps -aef | grep vsftpd

ou pour suivre les connexions en continu :

 watch -n 1 'ps ax | grep vsftpd | grep -v grep'

Attention, tous les utilisateurs du système ayant accès à la commande "ps" pourront également visualiser la liste des utilisateurs connectés.

* Monitoring d'après le fichier de log

Aucun changement à effectuer dans vsftp.conf. Pas de problème de sécurité car la commande est accessible en mode super-utilisateur seulement. Tapez dans un terminal :

 sudo tail -f /var/log/vsftpd.log

Après chaque changement sur la configuration, pensez à relancer le serveur pour les prendre en compte :

 sudo /etc/init.d/vsftpd reload

Plus d'infos sur la configuration de vsftpd: Documentation vsFTPd

 

Il est tout à fait possible d'utiliser vsftpd avec xinetd (xinetd se chargeant de lancer le serveur ftp uniquement quand une connexion est demandée).

Voici un lien avec une méthode très bien décrite sur la mise en place de vsftpd ainsi que de la création de compte avec des droits distincts : http://www.andesi.org/index.php?node=121

Exemple de configuration du fichier /etc/vsftpd.conf

# Ceci configure vsFTPd en mode "standalone"
listen=YES

# On désactive les connexions anonymes
# et on active les non-anonymes(c'est le cas des utilisateurs virtuels):
anonymous_enable=NO
local_enable=YES

# Pour des raisons de sécurité on interdit toute action d'écriture:
write_enable=NO
anon_upload_enable=NO
anon_mkdir_write_enable=NO
anon_other_write_enable=NO

# 'guest_enable' est très important: cela active les utilisateurs virtuels!
# 'guest_username' fait correspondre tous les utilisateurs virtuels à
# l'utilisateur 'ftp' que nous avons défini plus haut, et au home
# correspondant: '/home/ftp/'.
guest_enable=YES
guest_username=ftp

# On veut que les utilisateurs virtuels restent chez eux: '/home/ftp/'
chroot_local_user=YES

# On défini le nombre maximum de sessions à 200(les nouveaux clients recevront
# un message du genre: "erreur: serveur occupé").
# On défini le nombre maximum de sessions par IP à 4
max_clients=200
max_per_ip=4

####################################
# Debian customization             #
####################################
# Some of vsftpd's settings don't fit the Debian filesystem layout by
# default.  These settings are more Debian-friendly.
#
# This option should be the name of a directory which is empty.  Also, the
# directory should not be writable by the ftp user. This directory is used
# as a secure chroot() jail at times vsftpd does not require filesystem
# access.
secure_chroot_dir=/var/run/vsftpd
#
# This string is the name of the PAM service vsftpd will use.
pam_service_name=vsftpd
#
# This option specifies the location of the RSA certificate to use for SSL
# encrypted connections.
rsa_cert_file=/etc/ssl/certs/vsftpd.pem


## Activer la configuration per-user
user_config_dir=/etc/vsftpd/vsftpd_user_conf

Attention après un "YES" ou "NO" dans fichier de configuration il faut bien un retour a la ligne seul et ne pas laisser trainer une espace suivie du retour a la ligne. Vous arriverez peut-être à relancer le démon mais à la connexion vous obtiendrez une erreur du style "500 OOPS: bad bool value in config file for:" suivie du nom de l'option où il y a l'espace en fin de ligne, en le supprimant tout revient dans l'ordre.

... / ... Lire la suite

Publié le 07/01/2010 @ 12:47  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

L'ouverture selon Google : « The meaning of open » traduit en françai par Framablog. - par Sebastien C.(seb95)

Le Framablog termine l’année avec une traduction de poids qui offre quelque part une excellente transition entre la décennie précédente et la décennie suivante, parce que le vaste sujet évoqué sera, mais en fait est déjà, un enjeu crucial pour l’avenir.

Le mot « open » est servi à toutes les sauces en ce moment dans le monde anglophone. Un peu comme l’écologie, c’est un mot à la mode qui pénètre de plus en plus de domaines, et tout le monde se doit de l’être ou de feindre de l’être sous peine d’éveiller les soupçons, voire la réprobation.

Mais dans la mesure où il n’en existe pas de définition précise, chacun le comprend comme il veut ou comme il peut. Et l’écart peut être grand entre un logiciel libre et une multinationale qui se déclarent tous deux comme « open ». Une multinationale comme Google par exemple !

Il n’est pas anodin que le vice-président de la gestion des produits et du marketing, Jonathan Rosenberg, ait pris aujourd’hui sa plume pour publiquement expliquer (ou tenter d’expliquer) dans le détail ce que Google entendait par « open », dans un récent billet du blog officiel de la société intitulé, excusez du peu, The meaning of Open (comme d’autres s’interrogent sur the meaning of life).

Tout comme l’autre géant Facebook, Google est en effet actuellement sous la pression de ceux qui, entre autres, s’inquiètent du devenir des données personnelles traitées par la société[1]. Et cette pression ira croissante au fur et à mesure que Google aura une place de plus en plus grande sur Internet, à grands coups de services qui se veulent à priori tous plus intéressants les uns que les autres.

« Don’t be evil » est le slogan à double tranchant que s’est donné Google. Nous ne sommes certainement pas en face du diable, mais ce n’est pas pour autant que nous allons lui accorder le bon Dieu sans confession.

À vous de juger donc si, dans le contexte actuel, ce document est une convaincante profession de foi.

Nous avons choisi de traduire tout du long « open » par « ouverture » ou « ouvert ». L’adéquation n’est pas totalement satisfaisante, mais laisser le terme d’origine en anglais eut été selon nous plus encore source de confusion.

L’ouverture selon Google

Google and The meaning of open

Jonathan Rosenberg - 21 décembre 2009 - Blog officiel de Google
(Traduction non officielle Framalang : Goofy et Olivier)

La semaine dernière j’ai envoyé un email interne sur le sens de « l’ouverture » appliquée à Internet, Google et nos utilisateurs. Dans un souci de transparence, j’ai pensé qu’il pouvait être opportun de partager également ces réflexions à l’extérieur de notre entreprise.

Chez Google nous sommes persuadés que les systèmes ouverts l’emporteront. Ils conduisent à davantage d’innovation, de valeur, de liberté de choix pour les consommateurs et à un écosystème dynamique, lucratif et compétitif pour les entreprises. Un grand nombre d’entre elles prétendront à peu près la même chose car elles savent que se positionner comme ouvertes est à la fois bon pour leur image de marque et totalement sans risque. Après tout, dans notre industrie il n’existe pas de définition précise de ce que peut signifier « ouvert ». C’est un terme à la Rashomon (NdT : expression issue dufilm éponyme de Kurosawa) : à la fois extrêmement subjectif et d’une importance vitale.

Le thème de l’ouverture est au centre de nombreuses discussions ces derniers temps chez Google. J’assiste à des réunions autour d’un produit où quelqu’un déclare que nous devrions être davantage « ouverts ». Il s’ensuit un débat qui révèle que même si l’« ouverture » fait l’unanimité, nous ne sommes pas forcément d’accord sur ce qu’elle implique concrètement.

Face à ce problème récurrent, j’en arrive à penser que nous devrions exposer notre définition de l’ouverture en termes suffisamment clairs, afin que chacun puisse la comprendre et la défendre. Je vous propose ainsi une définition fondée sur mes expériences chez Google et les suggestions de plusieurs collègues. Ces principes nous guident dans notre gestion de l’entreprise et dans nos choix sur les produits, je vous encourage donc à les lire soigneusement, à les commenter et les débattre. Puis je vous invite à vous les approprier et à les intégrer à votre travail. Il s’agit d’un sujet complexe et si un débat à lieu d’être (ce dont je suis persuadé), il doit être ouvert ! Libre à vous d’apporter vos commentaires.

Notre définition de l’ouverture repose sur deux composantes : la technologie ouverte et l’information ouverte. La technologie ouverte comprend d’une part l’open source, ce qui veut dire que nous soutenons activement et publions du code qui aide Internet à se développer, et d’autre part les standards ouverts, ce qui signifie que nous adhérons aux standards reconnus et, s’il n’en existe pas, nous travaillons à la création de standards qui améliorent Internet (et qui ne profitent pas seulement à Google). L’information ouverte comprend trois idées principales : les informations que nous détenons sur nos utilisateurs servent à leur apporter une valeur ajoutée, nous faisons preuve de transparence sur les informations les concernant dont nous disposons et nous leur donnons le contrôle final sur leurs propres informations. Voilà le but vers lequel nous tendons. Dans bien des cas nous ne l’avons pas encore atteint, mais j’espère que la présente note contribuera à combler le fossé entre la théorie et la pratique.

Si nous pouvons incarner un engagement fort à la cause de l’ouverture, et je suis persuadé que nous le pouvons, nous aurons alors une occasion unique de donner le bon exemple et d’encourager d’autres entreprises et industries à adopter le même engagement. Et si elles le font, le monde s’en trouvera un peu meilleur.

Les systèmes ouverts sont gagnants

Pour vraiment comprendre notre position, il faut commencer par l’assertion suivante : les systèmes ouverts sont gagnants. Cela va à l’encontre de tout ce en quoi croient ceux qui sont formatés par les écoles de commerce, ceux qui ont appris à générer une avantage compétitif durable en créant un système fermé, en le rendant populaire, puis en tirant profit du produit pendant tout son cycle de vie. L’idée répandue est que les entreprises devraient garder les consommateurs captifs pour ne laisser aucune place à la concurrence. Il existe différentes approches stratégiques, les fabricants de rasoirs vendent leurs rasoirs bon marché et leurs lames très cher, tandis que ce bon vieux IBM fabrique des ordinateurs centraux coûteux et des logiciels… coûteux aussi. D’un autre côté, un système fermé bien géré peut générer des profits considérables. Cela permet aussi à court terme de mettre sur le marché des produits bien conçus, l’iPod et l’iPhone en sont de bons exemples, mais finalement l’innovation dans un système fermé tend à être, au mieux, incrémentale (est-ce qu’un rasoir à quatre lames est vraiment tellement mieux qu’un rasoir à trois lames ?). Parce que la priorité est de préserver le statu quo. L’autosatisfaction est la marque de fabrique de tous les systèmes fermés. Si vous n’avez pas besoin de travailler dur pour garder votre clientèle, vous ne le ferez pas.

Les systèmes ouverts, c’est exactement l’inverse. Ils sont compétitifs et bien plus dynamiques. Dans un système ouvert, un avantage compétitif n’est pas assujetti à l’emprisonnement des consommateurs. Il s’agit plutôt de comprendre mieux que tous les autres un système très fluctuant et d’utiliser cette intuition pour créer de meilleurs produits plus innovants. L’entreprise qui tire son épingle du jeu dans un système ouvert est à la fois douée pour l’innovation rapide et la conception avant-gardiste ; le prestige du leader dans la conception attire les consommateurs et l’innovation rapide les retient. Ce n’est pas facile, loin de là, mais les entreprises qui réagissent vite n’ont rien à redouter, et lorsqu’elles réussissent elles peuvent générer de gigantesques dividendes.

Systèmes ouverts et entreprises prospères ne sont pas inconciliables. Ils tirent parti de l’intelligence collective et incitent les entreprises à une saine concurrence, à l’innovation et à miser leur succès sur le mérite de leurs produits et pas seulement sur un brillant plan marketing. La course à la carte du génome humain est un bon exemple.

Dans leur livre Wikinomics, Don Tapscott et Anthony Williams expliquent comment, au milieu des années 90, des entreprises privées ont découvert et breveté de grandes portions des séquences de l’ADN et ont prétendu contrôler l’accès à ces données et leur tarif. Faire ainsi du génome une propriété privée a fait grimper les prix en flèche et a rendu la découverte de nouveaux médicaments bien plus difficile. Et puis, en 1995, Merck Pharmaceuticals et le Centre de Séquençage du Génome de l’Université de Washington ont changé la donne avec une nouvelle initiative « ouverte » baptisée l’Index Génétique Merck. En trois ans seulement ils ont publié plus de 800 000 séquences génétiques et les ont mises dans le domaine public et bientôt d’autres projets collaboratifs ont pris le relais. Tout cela au sein d’un secteur industriel où la recherche initiale et le développement étaient traditionnellement menés dans des laboratoires « fermés ». Par sa démarche « ouverte », Merck a donc non seulement modifié la culture d’un secteur entier mais aussi accéléré le tempo de la recherche biomédicale et le développement des médicaments. L’entreprise a donné aux chercheurs du monde entier un accès illimité à des données génétiques, sous forme d’une ressource « ouverte ».

Les systèmes ouverts permettent l’innovation à tous les niveaux, voilà une autre différence majeure entre les systèmes ouverts et fermés. Ils permettent d’innover à tous les étages, depuis le système d’exploitation jusqu’au niveau de l’application, et pas uniquement en surface. Ainsi, une entreprise n’est pas dépendante du bon vouloir d’une autre pour lancer un produit. Si le compilateur GCC que j’utilise a un bogue, je peux le corriger puisque le compilateur est open source. Je n’ai pas besoin de soumettre un rapport de bogue et d’espérer que la réponse arrivera rapidement.

Donc, si vous essayez de stimuler la croissance d’un marché entier, les systèmes ouverts l’emportent sur les systèmes fermés. Et c’est exactement ce que nous nous efforçons de faire avec Internet. Notre engagement pour les systèmes ouverts n’est pas altruiste. C’est simplement dans notre intérêt économique puisque un Internet ouvert génère un flot continu d’innovations qui attirent les utilisateurs et créé de nouveaux usages, pour finalement faire croître un marché tout entier. Hal Varian note cette équation dans son livre Les règles de l’information :

le gain = (la valeur totale ajoutée à une industrie) x (la part de marché dans cette industrie) 

Toutes choses étant égales par ailleurs, une augmentation de 10% de l’un ou l’autre de ces deux facteurs devrait produire au résultat équivalent. Mais dans notre marché une croissance de 10% génèrera un revenu bien supérieur parce qu’elle entraîne des économies d’échelle dans tout le secteur, augmentant la productivité et réduisant les coûts pour tous les concurrents. Tant que nous continuerons d’innover en sortant d’excellents produits, nous prospèrerons en même temps que tout notre écosystème. Nous aurons peut-être une part plus petite, mais d’un plus grand gâteau.

En d’autres termes, l’avenir de Google dépend de la sauvegarde d’un Internet ouvert, et notre engagement pour l’ouverture développera le Web pour tout le monde, y compris Google.

La technologie ouverte

Pour définir l’ouverture, il faut commencer par les technologies sur lesquelles repose Internet : les standards ouverts et les logiciels open source.

Les standards ouverts

Le développement des réseaux a toujours dépendu des standards. Lorsqu’on a commencé à poser des voies ferrées à travers les États-Unis au début du 19ème siècle, il existait différents standards d’écartement des voies. Le réseau ferré ne se développait pas et n’allait pas vers l’ouest jusqu’à ce que les diverses compagnies ferroviaires se mettent d’accord sur un écartement standard. (Dans ce cas précis la guerre de standards a été une vraie guerre : les compagnies ferroviaires sudistes furent obligées de convertir plus de 1100 miles au nouveau standard après que la Confédération eut perdu contre l’Union pendant la Guerre Civile.)

Il y eut un autre précédent en 1974 quand Vint Cerf et ses collègues proposèrent d’utiliser un standard ouvert (qui deviendrait le protocole TCP/IP) pour connecter plusieurs réseaux d’ordinateurs qui étaient apparus aux USA. Ils ne savaient pas au juste combien de réseaux avaient émergé et donc « l’Internet », mot inventé par Vint, devait être ouvert. N’importe quel réseau pouvait se connecter en utilisant le protocole TCP/IP, et grâce à cette décision à peu près 681 millions de serveurs forment aujourd’hui Internet.

Aujourd’hui, tous nos produits en développement reposent sur des standards ouverts parce que l’interopérabilité est un élément crucial qui détermine le choix de l’utilisateur. Quelles en sont les implications chez Google et les recommandation pour nos chefs de projets et nos ingénieurs ? C’est simple : utilisez des standards ouverts autant que possible. Si vous vous risquez dans un domaine où les standards ouverts n’existent pas, créez-les. Si les standards existants ne sont pas aussi bons qu’ils le devraient, efforcez-vous de les améliorer et rendez vos améliorations aussi simples et documentées que possible. Les utilisateurs et le marché au sens large devraient toujours être nos priorités, pas uniquement le bien de Google. Vous devriez travailler avec les organismes qui établissent les normes pour que nos modifications soient ajoutées aux spécifications validées.

Nous maitrisons ce processus depuis un certain temps déjà. Dans les premières années du Google Data Protocol (notre protocole standard d’API, basé sur XML/Atom), nous avons travaillé au sein de l’IEFT (Atom Protocol Working Group) à élaborer les spécifications pour Atom. Mentionnons aussi notre travail récent au WC3 pour créer une API de géolocation standard qui rendra plus facile le développement d’applications géolocalisées pour le navigateur. Ce standard aide tout le monde, pas seulement nous, et offrira aux utilisateurs beaucoup plus d’excellentes applications mises au point par des milliers de développeurs.

Open source

La plupart de ces applications seront basées sur des logiciels open source, phénomène à l’origine de la croissance explosive du Web de ces quinze dernières années. Un précédent historique existe : alors que le terme « Open Source » a été créé à la fin des années 90, le concept de partage de l’information utile dans le but de développer un marché existait bien avant Internet. Au début des années 1900, l’industrie automobile américaine s’accorda sur une licence croisée suivant laquelle les brevets étaient partagés ouvertement et gratuitement entre fabricants. Avant cet accord, les propriétaires du brevet des moteurs à essence à deux temps contrôlaient carrément l’industrie.

L’open source de nos jours va bien plus loin que le groupement de brevets de l’industrie automobile naissante, et a conduit au développement des composants logiciels sur lesquels est bâti Google : Linux, Apache, SSH et d’autres. En fait, nous utilisons des dizaines de millions de lignes de code open source pour faire tourner nos produits. Nous renvoyons aussi l’ascenseur : nous sommes les plus importants contributeurs open source du monde, avec plus de 800 projets pour un total de 20 millions de lignes de code open source, avec quatre projets (Chrome, Android, Chrome OS et le Google Web Toolkit) qui dépassent chacun un million de lignes. Nos équipes collaborent avec Mozilla et Apache et nous fournissons une plateforme d’hébergement de projets open source (code.google.com/hosting) qui en accueille plus de 250 000. Ainsi, non seulement nous savons que d’autres peuvent participer au perfectionnement de nos produits, mais nous permettons également à tout un chacun de s’inspirer de nos produits s’il estime que nous n’innovons plus assez.

Lorsque nous libérons du code, nous utilisons la licence ouverte, standard, Apache 2.0, ce qui signifie que nous ne contrôlons pas le code. D’autres peuvent s’en emparer, le modifier, le fermer et le distribuer de leur côté. Android en est un bon exemple, car plusieurs assembleurs OEM ont déjà tiré parti du code pour en faire des choses formidables. Procéder ainsi comporte cependant des risques, le logiciel peut se fragmenter entre différentes branches qui ne fonctionneront pas bien ensemble (souvenez-vous du nombre de variantes d’Unix pour station de travail : Apollo, Sun, HP, etc.). Nous œuvrons d’arrache-pied pour éviter cela avec Android.

Malgré notre engagement pour l’ouverture du code de nos outils de développement, tous les produits Google ne sont pas ouverts. Notre objectif est de maintenir un Internet ouvert, qui promeut le choix et la concurrence, empêchant utilisateurs et développeurs d’être prisonniers. Dans de nombreux cas, et particulièrement pour notre moteur de recherche et nos projets liés à la publicité, ouvrir le code ne contribuerait pas à atteindre ces objectifs et serait même dommageable pour les utilisateurs. La recherche et les marchés publicitaires se livrent déjà une concurrence acharnée pour atteindre les prix les plus justes, si bien que les utilisateurs et les publicitaires ont déjà un choix considérable sans être prisonniers. Sans parler du fait qu’ouvrir ces systèmes permettrait aux gens de « jouer » avec nos algorithmes pour manipuler les recherches et les évaluations de la qualité des publicités, en réduisant la qualité pour tout le monde.

Alors lorsque que vous créez un produit ou ajoutez de nouvelles fonctions, il faut vous demander : est-ce que rendre ce code open source va promouvoir un Internet ouvert ? Est-ce qu’il va augmenter le choix de l’utilisateur, du publicitaire et des partenaires ? Est-ce qu’il va en résulter une plus grande concurrence et davantage d’innovation ? Si c’est le cas, alors vous devriez passer le code en open source. Et quand vous le ferez, faite-le pour de bon ; ne vous contentez pas de le balancer dans le domaine public et puis de l’oublier. Assurez-vous que vous avez les ressources pour maintenir le code et que vos développeurs soient prêt à s’y consacrer. Le Google Web Toolkit, que nous avons développé en public en utilisant un gestionnaire de bogues et un système de version publics, est ainsi un exemple de bonnes pratiques.

L’information ouverte

La création des standards ouverts et de l’open source a transformé le Web en un lieu où d’énormes quantités d’informations personnelles sont régulièrement mises en ligne : des photos, des adresses, des mises à jour… La quantité d’informations partagées et le fait qu’elles soient enregistrées à jamais impliquent une question qu’on ne se posait pas vraiment il y a quelques années : qu’allons-nous faire de ces informations ?

Historiquement, les nouvelles technologies de l’information ont souvent permis l’émergence de nouvelles formes de commerce. Par exemple, quand les marchands du bassin méditerranéen, vers 3000 avant JC ont inventé les sceaux (appelés bullae) pour s’assurer que leur cargaison atteindrait sa destination sans être altérée, ils ont transformé un commerce local en commerce longue distance. Des modifications semblables ont été déclenchées par l’apparition de l’écriture, et plus récemment, par celle des ordinateurs. À chaque étape, la transaction, un accord mutuel où chaque partie trouve son compte, était générée par un nouveau type d’information qui permettait au contrat d’être solidement établi.

Sur le Web la nouvelle forme de commerce, c’est l’échange d’informations personnelles contre quelque chose qui a de la valeur. C’est une transaction à laquelle participent des millions d’entre nous chaque jour et qui a d’énormes avantages potentiels. Un assureur automobile peut surveiller les habitudes de conduite d’un client en temps réel et lui donner un bonus s’il conduit bien, un malus dans le cas contraire, grâce aux informations (suivi GPS) qui n’étaient pas disponibles il y a seulement quelques années. C’est une transaction tout à fait simple, mais nous rencontrerons des cas de figure bien plus délicats.

Supposons que votre enfant ait une allergie à certains médicaments. Est-ce que vous accepteriez que son dossier médical soit accessible par une seringue intelligente en ligne qui empêcherait un médecin urgentiste ou une infirmière de lui administrer accidentellement un tel médicament ? Moi je pourrais le faire, mais vous pourriez décider que le bracelet autour de son poignet est suffisant (NdT : voir allergy bracelet). Et voilà le problème, tout le monde ne prendra pas la même décision, et quand on en vient aux informations personnelles nous devons traiter chacune de ces décisions avec le même respect.

Mais si mettre davantage d’informations en ligne peut être bénéfique pour tout le monde, alors leurs usages doivent être régis par des principes suffisamment responsables, proportionnés et flexibles pour se développer et s’adapter à notre marché. Et à la différence des technologies ouvertes, grâce auxquelles nous souhaitons développer l’écosystème d’Internet, notre approche de l’information ouverte est de créer la confiance avec les individus qui s’engagent dans cet écosystème (les utilisateurs, les partenaires et les clients). La confiance est la monnaie la plus importante en ligne, donc pour la créer nous adhérons à trois principes de l’information ouverte : valeur, transparence et contrôle.

La valeur

En premier lieu, nous devons créer des produits qui ont une valeur aux yeux des utilisateurs. Dans de nombreux cas, nous pouvons faire des produits encore meilleurs si nous disposons de davantage d’informations sur l’utilisateur, mais des problèmes de protection de la vie privée peuvent survenir si les gens ne comprennent pas quelle valeur ajoutée ils obtiennent en échange de leurs informations. Expliquez-leur cette valeur cependant, et le plus souvent ils accepteront la transaction. Par exemple, des millions de gens laissent les organismes de cartes de crédit retenir leurs informations au moment de l’achat en ligne, en échange cela leur évite d’utiliser de l’argent liquide.

C’est ce que nous avons fait lorsque nous avons lancé Interest-Based Advertising (la publicité basée sur l’intérêt des utilisateurs) en mars. L’IBA rend les publicités plus pertinentes et plus utiles. C’est une valeur ajoutée que nous avons créée, basée sur les informations que nous collectons. L’IBA comprend aussi un gestionnaire de préférences de l’utilisateur qui lui explique clairement ce qu’il obtiendra en échange de ses informations, qui lui permet de se désengager ou de régler ses paramètres. La plupart des gens parcourant le gestionnaire de préférences choisissent de régler leurs préférences plutôt que de se désinscrire parce qu’ils ont pris conscience de l’intérêt de recevoir des publicités ciblés.

Telle devrait être notre stratégie : dire aux gens, de façon explicite et en langage clair, ce que nous savons d’eux et pourquoi il leur est profitable que nous le sachions. Vous croyez peut-être que la valeur de nos produits est tellement évidente qu’elle n’a pas besoin d’être expliquée ? Pas si sûr.

La transparence

Ensuite, il nous faut permettre aux utilisateurs de trouver facilement quelles informations nous collectons et stockons à travers tous nos produits. Le tableau de bord Google est à ce titre un énorme pas en avant(NdT : le Google Dashboard). En une page, les utilisateurs peuvent voir quelles données personnelles sont retenues par tel produit Google (ce qui couvre plus de 20 produits, notamment Gmail, YouTube et la recherche) et où ils peuvent contrôler leurs paramètres personnels. Nous sommes, à notre connaissance, la première entreprise sur Internet à offrir un tel service et nous espérons que cela deviendra la norme. Un autre exemple est celui de notre politique de confidentialité, qui est rédigée pour des être humains et non pour des juristes.

Nous pouvons cependant en faire plus encore. Tout produit qui récolte des informations sur les utilisateurs doit apparaître sur le tableau de bord. S’il y est déjà, vous n’en avez pas fini pour autant. À chaque nouvelle version ou nouvelle fonctionnalité, demandez-vous si vous ne devriez pas ajouter quelques nouvelles informations au tableau de bord (peut-être même des informations sur les utilisateurs publiquement disponibles sur d’autres sites).

Réfléchissez aux moyen de rendre vos produits plus transparents aussi. Quand vous téléchargez une application pour Android, par exemple, votre appareil vous dit à quelles informations l’application pourra accéder, concernant votre téléphone et vous-même, et vous pouvez alors décider si vous souhaitez ou non poursuivre. Pas besoin de faire une enquête approfondie pour trouver quelles informations vous divulguez, tout est écrit noir sur blanc et vous êtes libre de décider (NdT : allusion à peine voilée aux récents problèmes rencontrés par l’iPhone sur le sujet). Votre produit entre dans cette catégorie ? Comment la transparence peut-elle servir la fidélisation de vos utilisateurs ?

Le contrôle

Nous devons toujours donner le contrôle final à l’utilisateur. Si nous avons des informations sur lui, comme avec l’IBA, il devrait être facile pour lui de les supprimer et de se désinscrire. S’il utilise nos produits et stocke ses contenus chez nous, ce sont ses contenus, pas les nôtres. Il devrait être capable de les exporter et de les supprimer à tout moment, gratuitement, et aussi aisément que possible. Gmail est un très bon exemple de ce processus puisque nous proposons une redirection gratuite vers n’importe quelle adresse. La possibilité de changer d’opérateur est cruciale, donc au lieu de bâtir des murs autour de vos produits, bâtissez des ponts. Donnez vraiment le choix aux utilisateurs.

S’il existe des standards pour gérer les données des utilisateurs, nous devons nous y conformer. S’il n’existe pas de standard, nous devons travailler à en créer un qui soit ouvert et profite au Web tout entier, même si un standard fermé nous serait plus profitable (souvenez-vous que ce n’est pas vrai !). Entretemps nous devons faire tout notre possible pour que l’on puisse quitter Google aussi facilement que possible. Google n’est pas l’Hôtel California (NdT : en référence à la célèbre chanson des Eagles), vous pouvez le quitter à tout moment et vous pouvez vraiment partir, pour de bon !

Comme le signalait Eric dans une note stratégique « nous ne prenons pas les utilisateurs au piège, nous leur facilitons la tâche s’ils veulent se tourner vers nos concurrents ». On peut comparer cette politique aux sorties de secours dans un avion, une analogie que notre PDG apprécierait. Vous espérez n’avoir jamais à les utiliser, mais vous êtes bien content qu’elles soient là et seriez furieux s’il n’y en avait pas.

Voilà pourquoi nous avons une équipe, le Data Liberation Front (dataliberation.org(NdT : le Front de Libération des Données), dont le travail consiste à rendre la « désinscription » facile. Leurs derniers hauts faits : Blogger (les gens qui choisissent de quitter Blogger pour un autre service peuvent facilement emporter leurs données avec eux) et les Docs (les utilisateurs peuvent maintenant rassembler tous leurs documents, présentations, feuilles de calcul dans un fichier compressé et le télécharger). Créez vos produits en ayant ceci à l’esprit. Vous pouvez le faire grâce à une bonne API publique (NdT : interface de programmation) répertoriant toutes les données de vos utilisateurs. N’attendez pas d’être en version 2 ou 3, discutez-en le plus tôt possible et faites-en une fonctionnalité dès le démarrage de votre projet.

Lorsque les journalistes du Guardian (un quotidien anglais de premier ordre) ont rendu compte des travaux du Data Liberation Front , ils ont déclaré que c’était « contre-intuitif » pour ceux qui sont « habitués à la mentalité fermée des guerres commerciales passées ». Ils ont raison, c’est contre-intuitif pour les gens qui sont restés coincés dans leur conception d’école de commerce, mais si nous faisons bien notre travail, ce ne sera plus le cas. Nous voulons faire de l’ouverture la norme. Les gens vont s’y habituer doucement, ensuite elle deviendra la norme et ils l’exigeront. Et s’ils ne l’obtiennent pas cela ne leur plaira pas. Nous considèrerons notre mission accomplie lorsque l’ouverture ira de soi.

Plus c’est grand, mieux c’est

Les systèmes fermés sont bien définis et génèrent du profit, mais seulement pour ceux qui les contrôlent. Les systèmes ouverts sont chaotiques et génèrent du profit, mais seulement pour ceux qui les comprennent bien et s’adaptent plus vite que les autres. Les systèmes fermés se développent vite alors que les systèmes ouverts se développent plus lentement, si bien que parier sur l’ouverture nécessite de l’optimisme, de la volonté et les moyens de pouvoir se projeter sur le long terme. Heureusement, chez Google nous avons ces trois atouts.

En raison de notre dimension, de nos compétences et de notre appétit pour les projets ambitieux, nous pouvons relever des défis importants nécessitant de lourds investissements sans perspective évidente de rentabilité à court terme. Nous pouvons photographier toutes les rues du monde pour que vous puissiez explorer le quartier autour de l’appartement que vous envisagez de louer, à plusieurs milliers de kilomètres de chez vous. Nous pouvons numériser des milliers de livres et les rendre largement accessibles (tout en respectant les droits des auteurs et des éditeurs). Nous pouvons créer un système de mail qui vous donne un gigaoctet d’espace de stockage (maintenant plus de 7 gigas, en fait) au moment où tous les autres services ne vous procurent guère qu’une petite fraction de ce volume. Nous pouvons traduire instantanément des pages Web dans n’importe quelle des 51 langues disponibles. Nous pouvons traiter des recherches de données qui aident les agences de santé publiques à détecter plus tôt les pics d’épidémie grippale. Nous pouvons élaborer un navigateur plus rapide (Chrome), un meilleur système d’exploitation pour mobile (Android), et une plateforme de communication entièrement nouvelle (Wave), et puis nous pouvons ouvrir tout cela pour que le monde entier puisse innover sur cette base, afin de la personnaliser et l’améliorer.

Nous pouvons réaliser tout cela parce que ce sont des problèmes d’information et que nous avons des spécialistes en informatique, en technologie, et les capacités informatiques pour résoudre ces problèmes. Quand nous le faisons, nous créons de nombreuses plateformes, pour les vidéos, les cartes, les mobiles, les ordinateurs personnels, les entreprises, qui sont meilleures, plus compétitives et plus innovantes. On nous reproche souvent d’être de trop « gros », mais parfois être plus gros nous permet de nous attaquer à ce qui semble impossible.

Tout ceci sera pourtant vain si nous négocions mal le virage de l’ouverture. Il nous faut donc nous pousser nous-mêmes en permanence. Est-ce que nous contribuons à des standards ouverts qui bénéficient à l’industrie ? Qu’est-ce qui nous empêche de rendre notre code open source ? Est-ce que nous donnons à nos utilisateurs davantage de valeur, de transparence et de contrôle ? Pratiquez l’ouverture autant que vous le pouvez et aussi souvent que possible, et si quelqu’un se demande si c’est la bonne stratégie, expliquez-lui pourquoi ce n’est pas simplement une bonne stratégie, mais la meilleure qui soit . Elle va transformer les entreprises et le commerce de ce tout début du siècle, et quand nous l’aurons emporté nous pourrons effectivement ré-écrire les topos des écoles de commerce pour les décennies à venir.

Un Internet ouvert transformera notre vie tout entière. Il aura le pouvoir d’apporter les informations du monde entier jusque dans le creux de la main de chacun et de donner à chacun le pouvoir de s’exprimer librement. Ces prédictions étaient dans un e-mail que je vous ai envoyé au début de cette année (repris ensuite dans un billet du blog) et qui vous décrivait ma vision du futur d’Internet. Mais maintenant je vous parle d’action, pas de vision. L’Internet ouvert a ses détracteurs, des gouvernements désirant en contrôler l’accès, des entreprises luttant dans leur intérêt exclusif pour préserver le statu quo. Ces forces sont puissantes et si elles réussissent, nous allons nous retrouver entravés dans un Internet fragmenté, stagnant, à coût élevé et à faible concurrence.

Nos compétences et notre culture nous offrent l’occasion et nous donnent la responsabilité d’empêcher que cela n’arrive. Nous croyons que la technologie a le pouvoir de répandre l’information. Nous croyons que l’information a le pouvoir d’améliorer les choses. Nous croyons que la majorité ne profitera de cette révolution que grâce à l’ouverture. Nous sommes des techno-optimistes confiants dans l’idée que le chaos de l’ouverture profite à tout le monde. Et nous nous battrons pour la promouvoir en toutes occasions.

L’ouverture l’emportera. Elle l’emportera sur Internet et gagnera par effet boule de neige beaucoup de domaines de notre vie. L’avenir des gouvernements est la transparence. L’avenir du commerce est l’information réciproque. L’avenir de la culture est la liberté. L’avenir de l’industrie du divertissement est l’interactivité. Chacun de ces futurs dépend de l’ouverture d’Internet.

En tant que chefs de produits chez Google, vous élaborez quelque chose qui nous survivra à tous, et personne ne sait dans quelles directions Google poursuivra son développement, ni à quel point Google va changer la vie des gens. Dans cette perspective, nous sommes comme notre collègue Vint Cerf, qui ne savait pas exactement combien de réseaux feraient partie de ce fameux « Internet » et qui l’a laissé ouvert par défaut. Vint a certainement eu raison. Je crois que le futur nous donnera raison aussi.

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Publié le 01/01/2010 @ 18:12  - 2 commentaires 2 commentaires - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 
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