Présentation détaillée de Frugalware par http://frugalware-fr.org/
lundi, juin 29 2009
Présentation de Frugalware Linux
Par seb95 le lundi, juin 29 2009, 22:27 - Frugalware
jeudi, juin 25 2009
Frugalware : Rencontre avec des membres de la communauté
Par seb95 le jeudi, juin 25 2009, 21:37 - Frugalware
Par Philippe • 13 mai, 2009 sur http://philippe.scoffoni.net/frugalwarerencontre-avec-des-membres-de-la-communaute/
FrugalwareDans la série des rencontres avec des Acteurs du Libre, je vous propose de faire connaissance avec quelques membres de la communauté Frugalware. Pour rappel Frugalware est une distribution GNU/Linux qui nous vient de l’est et qui est animé en France par une petite communauté très active.
Trois d’entre eux ont acceptés de répondre à quelques questions. Il s’agit de deux français et … (roulement de tambour) d’un des Papa de la distribution, soit respectivement : Gaetan Gourdin (bouleetbil), Michel Hermier et Miklos Vajna.
Frugalware
Par seb95 le jeudi, juin 25 2009, 21:30 - Frugalware
Frugalware est une distribution Linux d'origine Hongroise à vocation généraliste créée par Miklós Vajna. Elle est basée sur Slackware dont elle partage l'esprit « UNIX-like », mais qu'elle améliore au niveau de la gestion et de la mise jours automatique des paquets tout en conservant ses qualités de robustesse et de légèreté. Elle utilise par ailleurs une version modifiée du gestionnaire de paquets pacman d'Arch Linux. Sommaire
1ere semaine sous frugalware
Par seb95 le jeudi, juin 25 2009, 20:04 - Frugalware
Et oui deja 1 semaine et plus de 500 paquets mis a jours!!!! je me retrouve avec :
- kernel 2.6.30
- gnome 2.26.2
- firefox 3.0.11 et thunderbird 2.0.0.21
- openoffice 3.0.1
- vlc 0.9.9
- kde 3.5.10 et kde4 en non-officiel
- gimp 2.6.6
La current est meme tres stable et plus que la debian testing. Pacman se laisse approcher doucement et on s'y habitue tres vite, maintenant dire qu'il est si rapide qu'il laisse apt derriere lui.... je ne pense pas.
Quelque truc me chagrine kde ne veu rien savoir et ne se lance pas mais je vais essayer sur le 2eme pc car sous debian 1lancement sur 10(environ) me faisait exactement la meme chose, un blocage du kspalh sur "lancement des services systeme", thunderbird qui me fait un drole de message dans la barre du bas(j'ai deja eu ça sous mandriva) mais pas grave car en principe j'utilise les binaires de mozilla.
Sinon elle est tres reactive, gnome est vivace comme sous arch tout comme openoffice, les mozilla ect...
Il faut maintenant que je comprenne la maniere de faire des paquets, j'ai lu la doc, j'ai fais ce qui est marqué, du coup j'ai bien tout le FST (voire http://wiki.frugalware-fr.org/doku.php?id=creation_de_paquets) et j'ai plus qu'a me lancer!!! C'est vrai deja que c'est beaucoup plus simple que des RPM ou des DEB...
Et voila un joli aperçu de ma frugalware(wallpaper de la 0.6) 
PS: Il y a eu du changement, pour de ce qui est kde, ça devait etre un probleme de materiel car mon disque m'a laché et en changeant de pc, kde marche parfaitement et n'a jamais été aussi vivace!!!!(laissant ma Debian loin derriere). Pour Thunderbird c'est bien un bug et y a deja la solution dans le forum et le wiki.
Maintenant en ce qui concerne l'installation, la maniere la plus fiable est de n'installer que base base-extra devel et libs puis au lancement de la machine on installe X11 kde kde-i18n-fr multimedia et xmultimedia.
mardi, juin 23 2009
Frugalware 0.7 (Sayshell)
Par seb95 le mardi, juin 23 2009, 17:33 - Frugalware
Le test fait par http://frlinux.net/ en attendant le test de la derniere version!!!
lundi, juin 22 2009
Un petit détour sous Frugalware
Par seb95 le lundi, juin 22 2009, 21:03 - Frugalware
Frugalware est une distribution Linux à vocation généraliste, conçue pour des utilisateurs de niveau intermédiaire/moyen (qui ne sont pas effrayés par le mode texte….encore que.., loin d'être inaccessible pour un débutant un rien motivé. Frugalware ne privilégie pas d'environnement graphique en particulier, vous prenez celui que vous voulez.
dimanche, mai 31 2009
Test Archlinux et comparatif par rapport a Debian
Par seb95 le dimanche, mai 31 2009, 10:52 - Autres distributions
Ça faisait longtemps que je voulais prendre un nouveau départ et laissé de coté ma bonne Debian pour quelque chose de plus frais et a jour. Et puis je savais pas quoi essayé, de préférence une moins connue... Mon choix c’est porté sur Frugalware et Archlinux. J’ai pris Arch....
jeudi, mai 28 2009
Passage de Spip a Dotclear...
Par seb95 le jeudi, mai 28 2009, 20:03 - Articles et brèves divers
Comme vous avez pu le remarquer,j'ai changé de CMS, de spip je suis passé a dotclear...
mercredi, mai 27 2009
Claws mail, un courriel rapide et léger
Par seb95 le mercredi, mai 27 2009, 18:25 - Les logiciels
Je cherchais depuis quelques temps un remplaçant pour thunderbird que je trouvais trops lourd et mal inséré sous gnome, j’ai été pendant longtemps adepte de Evolution mais meme constat, lourd et parfois bugé et surtout trops d’option qui me sert a rien... Et voici claws mail qui me rebutais par son look que je trouvais trops dépouillé... maintenant c’est lui que j’utilise !!!
Sylpheed-Claws : un client de courrier électronique léger et puissant
Par seb95 le mercredi, mai 27 2009, 18:23 - Les logiciels
Dans le monde du Logiciel libre, l’un des domaines où le choix est le plus large est peut-être celui des clients de courriel. Ceci peut probablement s’expliquer par le grand nombre de modes de travail possibles et les besoins différents de chacun. Il existe à l’heure actuelle plus de 220 projets dans la catégorie e-mail clients (ou MUA pour Mail User Agent) de freshmeat.net. Les plus connus et les plus utilisés sont par exemple Evolution et Mozilla Thunderbird, l’un ou l’autre étant souvent fournis par défaut dans nos distributions. Je vais ici vous présenter un client moins connu, mais tout aussi évolué : Sylpheed-Claws.
Installation et découverte de Sylpheed-Claws
Sylpheed-Claws 1, sous licence GPL, est un dérivé de Sylpheed 2, écrit par Hiroyuki Yamamoto. Sylpheed-Claws existe depuis un peu plus de quatre ans ; sa vocation première était d’être une branche de test pour Sylpheed, permettant l’ajout plus rapide de fonctionnalités, leur test et stabilisation, pour éventuellement reverser ces fonctionnalités dans Sylpheed. L’expérience a montré que peu de ces fonctionnalités ont effectivement trouvé leur chemin vers Sylpheed et Sylpheed-Claws est peu à peu devenu un logiciel à part entière. Sylpheed-Claws est disponible dans la plupart des distributions GNU/Linux, mais pas toujours sa dernière version. La liste de ses dépendances obligatoires étant extrêmement courte (GTK+ 2, et libetpan pour l’IMAP), vous n’aurez probablement aucun mal à le compiler si nécessaire. Au premier lancement, vous serez confronté à un dialogue qui vous laissera créer votre premier compte mail, puis à la fenêtre principale. Par défaut, Sylpheed-Claws se présente d’une manière assez conventionnelle ; comme dans la plupart des MUA, vous retrouverez une liste de dossiers dans la partie gauche de la fenêtre, une liste de messages en haut à droite et la partie de prévisualisation de l’e-mail, en bas à droite (Fig. 1) Sylpheed-Claws stocke votre courrier dans une boîte au format MH, ce qui présente plusieurs avantages : ce format consiste en une arborescence de dossiers contenant un fichier par e-mail. Cela permet d’empêcher la perte accidentelle de dossiers entiers, ainsi que d’accélérer l’indexation des e-mails.
Recevoir des e-mails
Vous pourrez recevoir vos e-mails de différentes sources, par exemple d’un serveur POP3 (le plus courant), IMAP4 ou encore en " spool local ". Il est possible de recevoir ses e-mails automatiquement à intervalles réguliers. Les mails reçus peuvent être triés suivant des règles de filtrage que vous aurez définies, que nous verrons au prochain paragraphe. Les différents types de comptes ont chacun un jeu d’options différent et plus ou moins large. Les comptes POP3, par exemple, vous laisseront disposer de vos e-mails sur le serveur pendant un temps configurable, ce qui peut être utile si vous relevez vos e-mails sur différents ordinateurs ; il est aussi possible de limiter la taille des e-mails à relever, pour éviter de télécharger intégralement un message de 3 Mo lorsque vous êtes sur une connexion lente... Les messages concernés seront stockés dans votre boîte mail sous forme tronquée, et il vous sera possible de demander le téléchargement complet, ou la suppression, de chacun de ces messages. Enfin, il sera possible de s’authentifier via le serveur POP avant l’envoi de messages – ce qui est parfois requis par les fournisseurs d’accès. Les comptes IMAP offrent moins d’options spécifiques, les trois précédemment citées étant sans objet pour ces comptes. Chacun des sous-dossiers de l’arbre de votre boîte IMAP pourra être configuré pour être vérifié, ou non, lors de la relève de nouveaux messages, ce qui permet une plus grande rapidité. Les comptes Usenet (aussi appelés News ou NNTP) ont une option permettant de limiter le nombre d’en-têtes à télécharger dans chaque groupe.
Filtrage
Sylpheed-Claws permet de filtrer et manipuler vos e-mails selon de multiples critères, permettant de faire automatiquement presque tout ce que vous pouvez faire manuellement. Il est possible de repérer les e-mails en fonction de l’expéditeur, du destinataire, mais aussi en fonction de la date de réception de l’e-mail, de sa taille, en fonction du résultat de l’exécution d’une commande externe. L’interface permettant de créer ou modifier des règles de filtrage est dotée d’aides et de boutons permettant une écriture facile de ces règles, mais avec l’habitude il est aussi possible de les écrire à la main, en suivant une syntaxe relativement simple. subject matchcase "**** SPAM ****" delete, par exemple, efface directement les mails dont le sujet contient la chaîne **** SPAM ****. De même, chaque dossier peut avoir des règles de filtrage spécifiques. Les règles d’un dossier sont appliquées lorsque l’utilisateur l’ouvre ; cela permet, par exemple, l’archivage automatique des anciens courriers.
Naviguer dans les dossiers
Sylpheed-Claws permet de naviguer parmi vos dossiers et messages en utilisant exclusivement le clavier, ce qui lui vaut parfois le surnom de " Graphical mutt ". Vous pourrez faire le tour de vos nouveaux e-mails simplement en appuyant sur la barre d’espacement, ce qui affichera un par un et page par page tous les e-mails non lus ; le vaste choix de préférences disponibles transforme Sylpheed-Claws en un client unique et adapté à la manière de travailler de chacun. Il est parfois difficile de retrouver un e-mail particulier parmi des milliers d’autres, surtout lorsqu’il est susceptible de se trouver dans un autre dossier que celui où il devrait être... Le même système que celui du filtrage se retrouve dans la barre de recherche rapide, barre présente sous la liste des messages. Elle permet de retrouver rapidement les e-mails en fonction de l’expéditeur, du destinataire, du sujet... ou du résultat d’un filtrage " Avancé " : entrez f colin & s sylpheed, et vous retrouverez tous les e-mails envoyés par colin et contenant sylpheed dans le sujet. Entrez ’p’, et vous verrez tous les e-mails tronqués présents dans ce dossier. Cochez l’option " Récursif " et les sous-dossiers contenant des messages correspondant à votre recherche afficheront une loupe pour vous les présenter. Une recherche de ce type dans une boîte contenant plus de 50 000 messages ne prendra qu’une demi-douzaine de secondes. Les recherches effectuées sur le corps du message sont, hélas, moins rapides que celles portant sur les en-têtes qui, eux, sont mis en cache.
Qu’est-ce que Mutt ?
Parce qu’il dispose d’énormément de fonctionnalités, Mutt est considéré comme l’un des clients mail les plus puissants : support de divers formats de boîtes aux lettres, support des types MIME, fonctions de recherche avancées, gestion spécifique des mailings-lists, nombreuses options de configuration. Il convient parfaitement aux petites configurations, car il est très léger. Mais Mutt est un logiciel de courrier électronique en mode texte. Mutt ne sait pas envoyer ou recevoir de mails tout seul. Il faut donc, dans le cas d’un compte POP3 par exemple, utiliser getmail pour rapatrier le courrier, procmail (éventuellement couplé à Spamassassin) pour le trier et un client smtp pour pouvoir envoyer des messages. Mutt ne possède pas non plus d’éditeur de texte intégré et utilise l’éditeur de texte défini par défaut.
Écrire des e-mails
Les actions " écrire " et " répondre " se font de la manière habituelle, la fenêtre de composition contenant les champs les plus utilisés (De, À, Sujet), ainsi que diverses options. Il est possible de pré-remplir différents champs automatiquement, en fonction du compte d’envoi ou encore du dossier actuellement affiché. Vous pourrez ainsi trouver un moyen simple d’utiliser les signatures numériques pour les destinataires qui en connaissent l’utilité, sans pour autant ennuyer votre grand-mère avec des messages cabalistiques. Bien sûr, la touche Tabulation permet d’auto-compléter les destinataires possibles à partir d’un début de nom ou d’adresse.
Les signatures numériques
Le but de la signature numérique est de garantir qu’un message a bien été émis par celui qui prétend l’avoir émis et que le message reçu est identique à celui émis. Le principe de la signature électronique repose sur l’utilisation d’un algorithme asymétrique dont la clef privée – propriété exclusive du signataire – sert à chiffrer une empreinte faite à partir du message original à transmettre. Le message et sa signature sont ensuite transmis au destinataire, qui connaît la clef publique du signataire (largement diffusée) et qui seule correspond à la clef privée utilisée pour le chiffrement. Avec cette clé, le destinataire vérifie la signature en déchiffrant l’empreinte du message, en recalculant une autre empreinte à partir du message reçu et en comparant les 2 résultats qui se doivent d’être identiques.
Fonctionnalités optionnelles
Sylpheed-Claws, par défaut, s’installe avec peu de dépendances, comme nous l’avons déjà vu, et quelques fonctions sont optionnelles. Certaines peuvent se choisir au moment de l’installation : le support SSL, le correcteur orthographique, le support LDAP, PGP, Spamassassin, Clam Antivirus, un système d’impression avancé et l’intégration Jpilot. Le support SSL est fourni par OpenSSL et permet des communications sécurisées avec les serveurs d’envoi et de réception. Cette fonctionnalité n’est pas offerte chez la plupart des fournisseurs d’accès. En revanche, elle est souvent présente et même requise dans les environnements professionnels, comme le support LDAP, qui a peu d’intérêt pour une utilisation personnelle et vous épargnera beaucoup de peine pour constituer votre carnet d’adresses, pour peu que vous travailliez dans une société de plusieurs dizaines d’employés. Spamassassin est un filtre semi-bayésien, qui triera vos e-mails selon différents critères indicateurs de pourriel potentiel : un e-mail écrit uniquement en HTML, expédié par john55422@aol.com, sans vrai nom, et contenant " v1agra ", aura toutes les possibilités de se retrouver automatiquement dans votre corbeille sans que vous ne perdiez de temps à l’effacer vous-même. De la même manière, Clam Antivirus supprimera automatiquement les messages contenant un virus en pièce jointe. Même si, en tant qu’utilisateurs de systèmes libres, nous sommes beaucoup moins concernés que les utilisateurs de Windows par le fléau des virus, nous n’échappons pourtant pas à l’envoi aveugle d’" économiseur d’écran gratuit " et autres tentatives d’ingénierie sociale dont le seul but est de transformer votre machine en zombie. Par défaut, Sylpheed-Claws vous permettra d’imprimer vos e-mails en utilisant une savante ligne de commande comme txt2html %s | lpr, ligne de commande que vous devrez adapter laborieusement pour réussir à obtenir une impression propre, quelle que soit la longueur des lignes du courriel imprimé, son encodage, etc. La dépendance à la bibliothèque libgnomeprintui supprimera ces inconvénients en vous laissant imprimer aussi facilement et proprement que depuis, par exemple, Abiword. La dépendance à Jpilot, quant à elle, permettra aux possesseurs de Palm et autres PDA (Personal Digital Assistant) compatibles, de partager et synchroniser leur carnet d’adresses entre Sylpheed-Claws et ledit PDA. Enfin, la disponibilité de GnuPG et Gpgme sur votre système vous permettra d’utiliser extensivement toutes les fonctionnalités de ce système de signature et chiffrage numérique. Il vous sera possible d’envoyer et de recevoir des e-mails dont le destinataire pourra positivement être sûr de la provenance, d’envoyer des secrets (un mot de passe, des informations sensibles,...) d’une manière sûre.
Qu’est-ce qu’un algorithme asymétrique ?
C’est une fonction cryptographique de codage à clé secrète dont la clé de chiffrement est différente de la clé de déchiffrement. La clé servant au chiffrement est la clé publique, elle peut être distribuée. Seul le détenteur de la clé de déchiffrement (clé privée) peut alors déchiffrer un message chiffré avec la clé publique correspondante. Ainsi chaque utilisateur possède une paire de clés :
* Une clé publique, destinée à être distribuée. * Une clé privée, destinée à être tenue secrète.
La clé privée doit impérativement ne pas être distribuée. Seule la confidentialité de cette clé assure la confidentialité des données chiffrées.
Filtre bayésien
Le filtre bayésien est largement reconnu comme étant le meilleur moyen d’arrêter le spam. Le filtre bayésien utilise une approche mathématique fondée sur le spam et le ham (e-mail valide) connus. II utilise une méthode probabiliste pour prédire si un courriel est légitime ou s’il s’agit d’un spam. On peut trouver de tels filtres pour protéger les blogs. Le seul véritable inconvénient est qu’il faut apprendre au filtre quels messages sont indésirables pour qu’il puisse les reconnaître, et cela peut être fastidieux.
Greffons
Certaines des fonctionnalités précédemment citées, comme le support PGP, ainsi que de nombreuses autres, sont disponibles sous forme de greffons – autrement appelés plugins. Les greffons de Sylpheed-Claws lui permettent d’acquérir plus de fonctionnalités. Sylpheed-Claws est livré d’office avec quelques greffons :
* PGP/Mime et PGP/Inline, chacun d’eux permettant l’interaction avec les e-mails numériquement signés ou chiffrés selon deux standards existants : PGP/Mime est le format le plus récent et généralement conseillé, où la signature numérique est présente en pièce jointe de l’e-mail – ce qui permet aux personnes recevant vos e-mails signés de les lire sans difficulté même si leur logiciel ne reconnaît pas le format PGP/Mime. * PGP/Inline est un format plus ancien, mais encore largement utilisé, en particulier sur les groupes de discussion Usenet et les listes de diffusion d’alertes de sécurité. Il est disponible pour Sylpheed-Claws pour une seule raison : bien que PGP/Mime existe depuis environ dix ans, il n’est toujours pas reconnu par certains clients d’e-mail propriétaires, qui affichent ces e-mails sous forme d’un texte vide et de deux pièces jointes, l’une contenant le texte du mail, l’autre contenant la signature. Il va sans dire qu’il est très peu pratique pour le destinataire utilisant Outlook Express de cliquer sur votre e-mail, y trouver un texte vide, sélectionner la pièce jointe dont le nom est peu explicite (000000.dat le plus souvent) et l’ouvrir avec un éditeur de texte, puis tenter de vous répondre. * Le greffon Dillo, quant à lui, vous permettra de lire les mails en HTML envoyés par certaines sociétés sans difficulté. En effet, Sylpheed-Claws ne gère pas nativement les messages en HTML : les messages reçus peuvent être affichés, après un traitement basique pour n’en garder que le texte ; mais il arrive que cela ne suffise pas et la présence de ce plugin vous aidera dans ce cas. Dillo est un navigateur HTML léger et il ne supporte pas l’intégralité du standard HTML, comme les frames, mais son avantage est justement sa légèreté, ainsi que la sécurité que son utilisation au sein de Sylpheed-Claws apporte : lancé en mode " local ", il n’ira pas récupérer les images distantes, souvent utilisées comme espions par l’expéditeur, qui ne pourra donc pas savoir si vous avez lu son courriel.
D’autres greffons sont disponibles, mais leur public étant plus réduit, ils sont livrés à part. Vous pourrez en retrouver la liste sur le site de Sylpheed-Claws 3. Citons par exemple Maildir et mailMBOX, qui sont des greffons de dossiers, permettant à Sylpheed-Claws de stocker les e-mails dans d’autres formats que le MH natif. Le greffon Perl est, lui, utilisé pour étendre les possibilités de filtrage. SynCE permet la synchronisation des carnets d’adresses avec les Pocket PC fonctionnant sous Windows CE. Le greffon vCalendar est une solution légère pour les personnes ayant besoin d’un calendrier et de la gestion des évènements par e-mail, comme Outlook ou Evolution le permettent. Cette gestion n’est toutefois pas complète, ne permettant pas – encore – la publication des calendriers. Enfin, le greffon etpan ! Privacy peut être utilisé pour gérer et reconnaître les signatures numériques S/MIME, un troisième format de signature. Écrire un greffon pour Sylpheed-Claws est relativement rapide et facile, la principale difficulté provenant d’un certain manque de documentation sur les sources et le fonctionnement interne de Sylpheed-Claws.
Les Actions
Virtuellement, tout ce qui n’est pas déjà faisable via Sylpheed-Claws ou l’un de ses greffons pourra être fait via une fonctionnalité appelée " Actions ". Les actions permettent d’interagir avec tout ou partie d’un e-mail grâce à tous les moyens rendus possibles par la puissance de la ligne de commande d’Unix, sur le fichier de l’e-mail ou uniquement sa vue actuelle. Il vous sera par exemple possible d’ouvrir un e-mail avec un éditeur externe, de faire une recherche Google avec le texte sélectionné ou encore d’ouvrir un mail en HTML dans Firefox.
Les thèmes
Pour le plaisir des yeux, il est possible de remplacer le jeu d’icônes internes utilisées par Sylpheed-Claws par d’autres thèmes. Tous les thèmes recensés à ce jour peuvent être téléchargés sur le site 4. Tous ne sont pas complets, certains ont pour but d’intégrer Sylpheed-Claws au reste des applications de l’utilisateur (comme le thème Gnomaws or Orbit) et quelques-uns sortent du lot – jamais les mêmes, en fonction des goûts de chacun. L’installation des thèmes est relativement facile ; il suffit à l’utilisateur de décompresser l’archive le contenant et de pointer Sylpheed-Claws dessus.
La communauté et les traductions
Ces thèmes sont pour la plupart créés par la communauté des utilisateurs de Sylpheed-Claws, une communauté assez active qui aide aussi au développement par des patches, des traductions (Sylpheed-Claws est traduit en 24 langues ; la moitié de ces traductions est complétée à plus de 90%, et plus du quart est complète). Quelques centaines d’utilisateurs sont assez présents sur les listes de discussion du projet, aidant pour la plupart à répondre aux questions que peuvent se poser les nouveaux utilisateurs. Certains sont aussi présents sur le canal IRC #sylpheed sur IRCnet.
Les inconvénients de Sylpheed-Claws
Bien que certains puissent considérer l’absence totale de gestion du HTML pour l’envoi des e-mails comme une fonctionnalité, d’autres pourront y trouver là un manque important. La couche réseau utilisée pour les comptes Usenet est un autre point faible de Sylpheed-Claws ; en effet, bien que pour les comptes POP3 et IMAP (depuis peu), les entrées-sorties réseau soient totalement non bloquantes, il en va différemment pour les comptes Usenet, pour lesquels une absence temporaire de réponse du serveur peut bloquer toute l’interface de Sylpheed-Claws pendant une minute. Enfin, beaucoup regretteront l’absence d’un filtrage de pourriels évolué. En effet, le greffon Spamassassin se contente de trier les pourriels potentiels vers un dossier spécifié, et il n’y a, pour l’heure, aucun moyen bien intégré de faire apprendre à Spamassassin les courriels qu’il a mal filtré. Il reste toutefois possible de définir un jeu d’actions faisant appel à Spamassassin.
En conclusion
Au final, Sylpheed-Claws est un client e-mail extrêmement puissant, configurable et évolutif. Bien que certains aspects de sa prise en main soient parfois moins intuitifs que pour d’autres logiciels – on pense notamment au filtrage –, cette prise en main s’effectue naturellement et de manière très progressive. Il reste donc adapté à tous, des personnes ayant un usage simple du courrier électronique jusqu’à ceux qui travaillent plusieurs heures par jour sur des boîtes gigantesques. À l’heure où vous lirez ces lignes, la version 1.9.15 de Sylpheed-Claws sera probablement sortie et nous serons très proches
Les virus sous Linux : état des lieux
Par seb95 le mercredi, mai 27 2009, 18:21 - Linux et la sécurité
Le sujet des virus sous Linux n est pas nouveau. Les premiers virus apparus modifiaient la structure ELF des binaires mais présentaient une faible propagation. Aujourd’hui les virus sous Unix ont suivi l’évolution des systèmes Linux et sont beaucoup plus efficaces : propagation avec de simples permissions utilisateurs, aucune utilisation de l’assembleur, virus multi-plateformes.
Midnight Commander.
Par seb95 le mercredi, mai 27 2009, 18:15 - Les logiciels
Introduction.
Midnight Commander est le premier des utilitaires présents dans le menu principal de KHEOPS MiniLinux. Il s'agit d'un gestionnaire de fichiers qui, comme son nom l'indique, vous permet toutes sortes d'actions sur l'ensemble des fichiers qui composent Linux. Mais surtout, Midnight Commander va vous permettre de faire vos premiers pas directement sous Linux, sans risque de vous perdre et en vous donnant accès de manière simple à des informations précieuses. Idéal pour débuter, vous le conserverez certainement longtemps pour sa simplicité d'usage et son ergonomie, que vous découvrirez bien sûr... à l'usage ! Son principal inconvénient étant d'être entièrement en anglais, nous allons passer en revue l'ensemble de ses fonctions afin que vous puissiez en tirer le meilleur parti...
lundi, mai 25 2009
Principaux fichiers pour APT
Par seb95 le lundi, mai 25 2009, 19:53 - Debian
Les fichiers qui suivent sont pour une debian testing (attention pas une Lenny mais bien une testing !!!) Voici mon fichier sources.liste a placer ou a remplacer celui deja en place dans /etc/apt/
## Stable (Etch) deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ stable main non-free contrib deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ stable main non-free contrib ## Testing (Lenny) #deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ lenny main non-free contrib deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ testing main non-free contrib deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ testing main non-free contrib ## Unstable (Sid) deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ sid main contrib non-free deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ sid main contrib non-free ## Security #deb http://security.debian.org/ lenny/updates main contrib non-free # deb-src http://security.debian.org/ lenny/updates main contrib non-free deb http://security.debian.org/ testing/updates main contrib non-free deb-src http://security.debian.org/ testing/updates main contrib non-free deb http://security.debian.org/ stable/updates main contrib non-free deb-src http://security.debian.org/ stable/updates main contrib non-free ## Multimedia deb http://www.debian-multimedia.org/ stable main #deb http://www.debian-multimedia.org/ lenny main deb http://www.debian-multimedia.org/ testing main deb http://www.debian-multimedia.org/ unstable main ## Experimental deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ experimental main ## The Opera Web Browser deb http://deb.opera.com/opera/ testing non-free deb http://deb.opera.com/opera/ unstable non-free ## Wine deb http://wine.sourceforge.net/apt/ binary/ deb-src http://wine.sourceforge.net/apt/ source/ ## Virtualbox deb http://download.virtualbox.org/virt... lenny non-free ## Vlc #deb http://download.videolan.org/pub/vi... sid main #deb-src http://download.videolan.org/pub/vi... sid main ## Mediatomb deb http://apt.mediatomb.cc/ lenny main #deb http://apt.mediatomb.cc/ testing main ##gmusicbrowser deb http://squentin.free.fr/gmusicbrowser ./ ## Packman deb #deb http://packman.mirrors.skynet.be/pu... etch updates addons #deb-src http://packman.mirrors.skynet.be/pu... etch updates addons ##CD # deb cdrom :Debian GNU/Linux testing _Lenny_ - .../ lenny main # deb cdrom :Debian GNU/Linux testing _Lenny_ - .../ lenny main ## Testing #deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ lenny main non-free contrib #deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ lenny main non-free contrib #deb http://security.debian.org/ lenny/updates main contrib non-free #deb-src http://security.debian.org/ lenny/updates main contrib non-free ## Multimedia #deb http://www.debian-multimedia.org/ testing main # deb http://www.debian-multimedia.org/ sid main # deb-src http://www.debian-multimedia.org/ sid main ## Unstable # deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ sid main contrib non-free # deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ sid main contrib non-free ## Stable # deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ etch main contrib non-free # deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ etch main contrib non-free
Et voici maintenant le fichier preferences qui va avec, a placer toujours dans /etc/apt/
Package : *
Pin : release o=Debian,a=testing,l=Debian-Security Pin-Priority : 900 Package : * Pin : release o=Unofficial Multimedia Packages,a=testing,l=Unofficial Multimedia Packages Pin-Priority : 900 Package : * Pin : release o=Debian,a=testing,l=Debian Pin-Priority : 900 Package : * Pin : release o=Debian,a=stable,l=Debian-Security Pin-Priority : 800 Package : * Pin : release o=Unofficial Multimedia Packages,a=stable,l=Unofficial Multimedia Packages Pin-Priority : 800 Package : * Pin : release v=4.0*,o=Debian,a=stable,l=Debian Pin-Priority : 800 Package : * Pin : release o=Unofficial Multimedia Packages,a=unstable,l=Unofficial Multimedia Packages Pin-Priority : 90 Package : * Pin : release o=Debian,a=unstable,l=Debian Pin-Priority : 90 Package : * Pin : release o= scott@open-vote.orgCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ,l=WineHQ APT Repository,c=main Pin-Priority : 900 Package : * Pin : release o=Opera Software ASA,a=testing,l=The Opera web browser,c=non-free Pin-Priority : 900 Package : * Pin : release o=Opera Software ASA,a=unstable,l=The Opera web browser,c=non-free Pin-Priority : 90 Package : * Pin : release o=MediaTomb repository,l=MediaTomb apt repository,c=main Pin-Priority : 900
KEYS :
Ensuite il faut rajouter les clefs pour certains depots comme multimedia, opera, mediatomb... Donc on ouvre une console en root et on tape : mediatomb : wget http://apt.mediatomb.cc/key.asc -O- -q | sudo apt-key add - opera : wget -O - http://deb.opera.com/archive.key | apt-key add - multimedia : wget http://debian-multimedia.org/gpgkey.pub -O - | apt-key add - && aptitude install debian-multimedia-keyring virtualbox : wget -q http://download.virtualbox.org/virtualbox/debian/sun_vbox.asc -O- | sudo apt-key add -
"dist-upgrade" ou "upgrade".
Par seb95 le lundi, mai 25 2009, 19:50 - Debian
je me permets un petit complément par rapport aux questions qui reviennent souvent : Comment faire une mise a jour sous debian testing ? Quelle est la difference entre "dist-upgrade" et "upgrade" ?
update : La commande update permet de resynchroniser un fichier réperto- riant les paquets disponibles et sa source. Ces fichiers sont récupérés aux endroits spécifiés dans /etc/apt/sources.list. Ainsi, lorsqu’on utilise une archive Debian, cette commande récupère les fichiers Packages.gz et les analyse de manière à rendre disponibles les informations concernant les nouveaux paquets et les paquets mis à jour. On doit toujours exécuter une commande update avant les commandes upgrade ou dist-upgrade. Il faut savoir que l’indicateur de progression d’ensemble n’est pas correct puisque la taille de ces fichiers ne peut être con- nue à l’avance. Donc il est imperatif de le faire avant chaque mise a jour.
upgrade : La commande upgrade permet d’installer les versions les plus récentes de tous les paquets présents sur le sytème en utilisant les sources énumérées dans /etc/apt/sources.list. Les paquets installés dont il existe de nouvelles versions sont récupérés et mis à niveau. En aucun cas des paquets déjà installés ne sont supprimés ; de même, des paquets qui ne sont pas déjà installés ne sont ni récupérés ni installés. Les paquets dont de nouvelles versions ne peuvent pas être installées sans changer le statut d’installation d’un autre paquet sont laissés dans leur version courante. On doit d’abord exécuter la commande update pour que apt-get connaisse l’existence de nouvelles versions des paquets Plus utile sous une debian stable.
dist-upgrade : La commande dist-upgrade effectue la fonction upgrade en y ajoutant une gestion intelligente des changements de dépendances dans les nouvelles versions des paquets ; apt-get possède un système « intelligent » de résolution des conflits et il essaye, quand c’est nécessaire, de mettre à niveau les paquets les plus importants aux dépens des paquets les moins importants. Le fichier /etc/apt/sources.list contient une liste de sources où récupérer les paquets désirés. Voyez aussi apt_preferences(5) pour un mécanisme d’annulation des paramètres d’un simple paquet.
La vrai commande sous testing. Bien sur, sous testing on préfére utiliser aptitude que apt-get.
Configuration des dépôts pour Debian
Par seb95 le lundi, mai 25 2009, 19:49 - Debian
Généralités sur les dépôts Debian Il existe 3 types de dépôts pour Debian :
* main : contient les paquets entièrement libres (Xorg, KDE, Gnome, Xmms, ...) * contrib : contient les paquets dépendant de paquets non libres * non-free : contient les paquets non libres (flash, ...)
Gestion des dépôts La liste des dépôts est stockée dans le fichier /etc/apt/sources.list. Pour modifier cette liste, il suffit d’ajouter/retirer des lignes à ce fichier à l’aide d’un éditeur de texte (kedit, gedit, emacs, vi, nano,...) en tant que root. La syntaxe est la suivante : deb adresse_internet version_debian type_de_depot On peut préciser plusieurs type de dépôts à la fin d’une même ligne. Par exemple, pour disposer des paquets main et contrib en version stable du miroir officiel français, il faut mettre la suivante dans le fichier sources.list : deb ftp://ftp.fr.debian.org/ debian stable main contrib Pour les développeurs désireux d’obtenir les sources de certains programmes libres, il faudra rajouter une ligne de la forme : deb-src adresse_internet version_debian type_de_depot Debian-Multimédia Pour disposer de ce qui se fait de mieux au niveau de l’audio et de la video, vous devez disposer d’un des dépôts mis en place par le projet Debian-Multimedia. Suivre les indications données sur le site du projet. Autres dépôts couramment utilisés
* skype * opera * wine * ce que j’ai oublié...
Exemple de fichier sources.list Voici un exemple de fichier sources.list pour une version testing de Debian :
deb ftp://ftp.proxad.net/mirrors/ftp.debian.org testing main contrib non-free deb ftp://ftp.fr.debian.org/debian/ testing main contrib non-free deb http://debian.netcologne.de/debian-... testing main
Copyleft : Idéalisme pragmatique
Par seb95 le lundi, mai 25 2009, 19:27 - Gnu/Linux

Toute décision prise par une personne découle de ses valeurs et buts. Les gens peuvent avoir beaucoup de buts et valeurs différents ; la gloire, le profit, l’amour, la survivance, l’amusement, ou la liberté, ne sont qu’une partie des buts qu’une personne normale peut avoir. Quand ce but est d’aider les autres aussi bien que soi même, cela s’appelle de l’idéalisme.
C’est un but idéaliste qui motive mon travail pour le logiciel libre : propager la liberté et la coopération. Je veux encourager la diffusion des logiciels libres et le remplacement des logiciels propriétaires qui empêchent la coopération, et rendre ainsi notre société meilleure. C’est pour cette raison fondamentale que la GNU General Public License est écrite de cette manière — comme un copyleft. Tout code ajouté à un programme couvert par la GPL doit être un programme libre, même s’il est placé dans un fichier séparé. Je mets mon code à disposition pour une utilisation dans des logiciels libres, et pas pour un usage avec des logiciels propriétaires, afin d’encourager ceux qui programment des logiciels à les rendre libres également. Je suppose que, comme les développeurs de logiciels propriétaires utilisent le copyright pour nous empêcher de partager, nous, coopérateurs, pouvons utiliser le copyright pour donner aux autres coopérateurs un avantage bien à eux : ils peuvent utiliser notre code.
Ceux qui utilisent la GNU GPL n’ont pas tous ce but. Il y a plusieurs années, on a demandé à un de mes amis de rééditer un programme copylefté sous des termes non copyleftés, et il a plus ou moins répondu ainsi :
Parfois je travaille sur des logiciels libres et parfois sur des logiciels propriétaires ; mais quand je travaille sur des logiciels propriétaires, j’exige d’être payé.
Il voulait bien partager son travail avec une communauté qui partageait les logiciels mais ne voyait aucune raison d’aider un entreprise commerciale dont les produits seraient interdits à notre communauté. Son but était différent du mien mais il a décidé que la GNU GPL le satisfaisait également.
Si vous voulez accomplir quelque chose dans le monde, l’idéalisme ne suffit pas ; le choix d’une méthode qui mène à l’accomplissement de ce but est nécessaire. En d’autres termes, vous devez être « pragmatique ». La GPL est-elle pragmatique ? Regardons ses accomplissements. Considérons GNU C. Pourquoi existe-t-il un compilateur C libre ? Uniquement parce que la GNU GPL indiquait qu’il devait être libre. MCC, un consortium industriel, a développé GNU C à partir du compilateur GNU C. En temps normal, MCC rend sa production aussi propriétaire que possible. Mais ils ont fait une interface C libre parce que c’était la seule possibilité de l’éditer que leur laissait la GNU GPL. L’interface C++ comportait beaucoup de nouveaux fichiers, mais comme ils étaient prévus pour être liés à GCC, la GPL s’appliquait à eux. Le bénéfice pour notre communauté est évident.
Considérons GNU Objective C. Au début, NeXT voulait rendre cette interface propriétaire ; ils avaient l’intention de l’éditer sous la forme de fichiers .o et de laisser aux utilisateurs le soin de les attacher au reste de GCC, pensant pouvoir ainsi contourner les conditions de la GPL. Mais nos juristes ont dit que cela n’esquivait pas ces conditions et était interdit. Et ainsi l’interface Objective C fut un logiciel libre. Ces exemples datent de plusieurs années, mais la GNU GPL continue à nous apporter toujours plus de logiciels libres.
Beaucoup de bibliothèques GNU sont couvertes par la GNU Lesser Library General Public License, mais pas toutes. Readline, qui met en œuvre l’édition de ligne de commande, est une des bibliothèques GNU couvertes par la GNU GPL classique. Un jour, j’ai découvert un programme propriétaire conçu pour utiliser Readline, et j’ai dit au développeur que cela était interdit. Il aurait pu sortir du programme l’édition de ligne de commande, mais ce qu’il fit en fait, fut de le rééditer sous la GPL. Maintenant, c’est un logiciel libre.
Les programmeurs qui conçoivent des améliorations pour GCC ( ou Emacs, Bash, Linux ou tout programme couvert par la GPL ) sont souvent employés par des entreprises ou des universités. Lorsque le programmeur veut remettre son amélioration à la communauté et voir son code dans la prochaine édition, il est probable que son patron lui dise : « Attendez un peu ; votre code nous appartient ! Nous ne voulons pas le partager ; nous avons décidé de placer votre version améliorée dans un logiciel propriétaire ».
C’est à ce moment qu’intervient la GNU GPL. Le programmeur montre à son patron que ce logiciel propriétaire serait une violation de copyright, et ce dernier réalise qu’il ne lui reste que deux possibilités : publier le code en tant que logiciel libre ou pas du tout. Il laisse presque toujours le programmeur faire ce qu’il voulait initialement et le code est inclus dans la prochaine version. La GNU GPL n’est pas M. Chic Type. Elle dit « non » à certaines choses qu’on aimerait parfois faire. Certains utilisateurs disent qu’il est dommage que la GPL « exclut » certains développeurs de logiciels propriétaires qui « auraient besoin d’être amenés à la communauté du logiciel libre ».
Mais nous ne les excluons pas de notre communauté ; ils ont choisi de ne pas y entrer. Décider de concevoir des logiciels propriétaires, c’est décider de rester en dehors de notre communauté. Appartenir à notre communauté signifie prendre part à notre coopération ; nous ne pouvons pas « les amener à notre communauté » s’ils ne le désirent pas.
Ce que nous pouvons faire, c’est les inciter à nous rejoindre. La GNU GPL est faite pour utiliser comme appâts les logiciels que nous possédons : « Si vous faites des logiciels libres, vous pourrez utiliser ces codes. » Bien sûr, cela ne les convaincra pas tous, mais nous en gagnerons un de temps en temps.
La réalisation de logiciels propriétaires ne participe pas à notre communauté, mais ses développeurs souhaitent souvent une aide de notre part. Les utilisateurs de logiciels libres peuvent offrir des encouragements pour l’égo des développeurs de logiciels libres — reconnaissance et gratitude — mais ils peuvent être tentés lorsqu’une entreprise leur dit : « Laissez-nous juste placer votre logiciel dans notre programme propriétaire et il sera utilisé par des milliers de gens ! » La tentation peut être forte, mais à long terme, nous nous sentons tous mieux si nous y avons résisté.
Il est plus difficile de reconnaître les pressions et tentations quand elles viennent indirectement, au travers d’organisations pour les logiciels libres qui ont adopté une politique satisfaisant aux logiciels propriétaires. Le Consortium X ( et son successeur l’Open Group ) en sont un exemple : fondé par des sociétés qui font des logiciels propriétaires, ils se sont efforcés de persuader les programmeurs de ne pas utiliser de copyleft pendant des décennies. Maintenant que l’Open Group a fait de X11R6.4 un logiciel propriétaire, ceux d’entre nous qui ont résisté à cette pression sont heureux de l’avoir fait. En septembre 1998, plusieurs mois a...
Pour parler pragmatiquement, avoir une vision à plus long terme affermira votre volonté de résister à cette pression. Si vous concentrez votre attention sur la liberté et la communauté que vous pouvez bâtir en restant ferme, vous trouverez la force de le faire. « Restez debout pour quelque chose ou vous tomberez pour rien ».
Et si des personnes cyniques ridiculisent la liberté, la communauté... si des « réalistes forcenés » disent que le profit est le seul idéal... ignorez-les et utilisez le copyleft tout de même.
Qu’est-ce que le copyleft ?
Par seb95 le lundi, mai 25 2009, 19:26 - Gnu/Linux
Le Copyleft est une façon de rendre un programme ou tout autre œuvre libre, et qui requiert que toutes les versions modifiées et étendues du programme soient libres également.
La manière la plus simple de faire d’un programme un logiciel libre est de le distribuer dans le domaine public, sans copyright. Cela autorise les gens à partager le programme et leurs améliorations si le cœur leur en dit. Mais cela autorise aussi des personnes indélicates à faire du programme un logiciel propriétaire. Ils peuvent très bien y effectuer des changements, juste quelques-uns ou plusieurs, et distribuer le résultat comme un logiciel propriétaire. Ceux qui recevront le programme dans sa forme modifiée n’auront pas la liberté que l’auteur original leur aura donné ; l’intermédiaire l’aura fait disparaître.
Dans le projet GNU, notre but est de donner à tous les utilisateurs la liberté de redistribuer et de modifier les logiciels GNU. Si des intermédiaires pouvaient enlever cette liberté, nous aurions beaucoup d’utilisateurs, mais ils n’auraient aucune liberté. Alors, au lieu de mettre les logiciels GNU dans le domaine public, nous les mettons sous « copyleft » ou « gauche d’auteur ». Le copyleft indique que quiconque les redistribue, avec ou sans modifications, doit aussi transmettre la liberté de les copier et de les modifier. Le copyleft garantit cette liberté pour tous les utilisateurs.
Le copyleft fournit aussi un encouragement aux autres programmeurs qui veulent ajouter des logiciels libres. Des programmes importants comme le compilateur C++ de GNU n’existent que grâce à lui.
Le copyleft aide aussi les programmeurs qui veulent contribuer à des améliorations sur des logiciels libres à obtenir la permission de le faire. Ces programmeurs travaillent souvent pour des entreprises ou des universités qui feraient n’importe quoi pour plus d’argent. Un programmeur pourrait vouloir faire profiter la communauté de ses modifications, mais son employeur pourrait vouloir transformer le travail en un produit propriétaire.
Quand nous expliquons à l’employeur qu’il est illégal de distribuer la version améliorée autrement que comme logiciel libre, celui-ci décide souvent de le distribuer librement plutôt que de le laisser tomber.
Pour mettre un logiciel sous copyleft, nous déclarons d’abord qu’il est sous copyright, ensuite nous ajoutons les conditions de distribution, qui sont un outil légal donnant à chacun le droit d’utiliser, de modifier, et de redistribuer le code du programme, ou tous les programmes qui en sont dérivés, mais seulement si les conditions de distribution demeurent inchangées. Ainsi, le code et ses libertés sont légalement indissociables. Les développeurs de logiciels propriétaires utilisent le copyright pour restreindre la liberté des utilisateurs ; nous utilisons le copyleft pour la garantir. C’est pourquoi nous avons inversé le nom, en changeant « copyright » en « copyleft ».
Le copyleft est un moyen d’utilisation du copyright du programme. Cela ne signifie pas d’abandonner le copyright ; en fait, faire cela rendrait le copyleft impossible. Le mot « left » (NdT : en anglais, left signifie à la fois laissé, abandonné ou gauche) dans « copyleft » n’est pas une référence au verbe « to leave » (NdT : laisser, abandonner) c’est seulement une référence à la direction inverse de « right » (NdT : droite).
Le copyleft est un concept général, et vous ne pouvez pas utiliser un concept général directement ; vous pouvez seulement utiliser une mise en œuvre spécifique du concept. Dans le projet GNU, les conditions de distribution spécifiques que nous utilisons sont contenues dans la GNU General Public License (disponible au format HTML, texte, et Texinfo). La GNU General Public License est appelée la GNU GPL. Il y a également une page Foire aux questions à propos de la GPL GNU. Vous pouvez lire également Pourquoi la FSF obtient l’attribution des droits d’auteurs des contributeurs.
Une forme alternative de copyleft, la GNU Lesser General Public License (LGPL) (disponible au format HTML, texte, et Texinfo), s’applique à quelques (mais pas à toutes) bibliothèques GNU. Cette licence était initialement appelée la Library GPL (GPL pour les bibliothèques), mais nous avons changé le nom car l’ancien nom encourageait l’utilisation de cette licence plus souvent qu’elle aurait dû être utilisée. Pour une explication sur les motivations qui nous ont convaincu que ce changement était nécessaire, lire l’article pourquoi vous ne devriez pas utiliser la LGPL pour votre prochaine bibliothèque.
La GNU Free Documentation License (FDL) (disponible au format HTML, texte et Texinfo) est une forme de copyleft conçue pour être utilisée pour un manuel, un livre ou un autre document de manière à assurer à chacun la liberté effective de le copier et de le redistribuer, avec ou sans modifications, de façon commerciale ou non.
La licence appropriée est incluse dans beaucoup de manuels et dans chaque distribution de code source GNU. Toutes ces licences sont conçues de façon à pouvoir être appliquées à votre programme si vous en détenez le copyright. Vous n’aurez pas à modifier la licence pour le faire, mais seulement à ajouter une copie de la licence à votre programme et des références appropriées dans les fichiers sources qui se réfèrent correctement à la licence.
L’utilisation des mêmes conditions de distribution pour plusieurs programmes différents facilite la copie de code entre ces programmes. Avec les mêmes conditions de distribution, il n’y a plus de souci d’incompatibilité. La LGPL contient une clause qui vous autorise à modifier les conditions de distribution de la GPL ordinaire, ainsi vous pouvez copier du code dans un autre programme couvert par la GPL. Si vous désirez mettre votre programme sous copyleft avec la GNU GPL ou la GNU LGPL, veuillez lire la page d’instructions de la GPL comme conseil. Veuillez noter que vous devez reproduire le texte intégral de nos licences, si vous en utilisez une. C’est un tout, et les copies partielles ne sont pas autorisées.
Si vous désirez mettre votre manuel sous copyleft avec la GNU FDL, veuillez lire les instructions à la fin (21 ko) du texte de la FDFL, ainsi que la page d’instructions de la GFDL. De même, les copies partielles ne sont pas autorisées.
Vous avez dit « Propriété intellectuelle » ? Un séduisant mirage
Par seb95 le lundi, mai 25 2009, 19:20 - Gnu/Linux
C’est devenu à la mode de décrire le copyright, les brevets, et les marques déposées comme « propriété intellectuelle ». Cette mode n’est pas apparue par accident — le terme déforme et rend confus systématiquement ces problèmes, et son utilisation a été et est soutenue par ceux qui profitent de cette confusion. Quiconque souhaite réfléchir clairement à une quelconque de ces lois ferait bien de rejeter le terme.
Un effet du terme est la distorsion qui n’est pas difficile de voir : il suggère de penser au copyright, aux brevets et aux marques déposées par analogie avec les droits de propriété pour les objets physiques. (Cette analogie est à l’opposé des doctrines de droit de la loi sur le copyright, de la loi sur les brevets, et de la loi sur les marques déposées, mais seuls les spécialistes le savent). Ces lois sont en fait peu semblables à la loi sur la propriété physique, mais l’utilisation de ce terme conduit les législateurs à les changer pour qu’elles en soient plus proches. Puisque c’est le changement voulu par les sociétés qui se servent des pouvoirs du copyright, des brevets et des marques déposées, ces sociétés ont œuvré pour mettre ce terme à la mode.
Selon le Professeur Mark Lemley, exerçant actuellement à la Stanford Law School, l’utilisation très répandue du terme « propriété intellectuelle » est une mode suivie depuis la création en 1967 de l’Organisation mondiale de la « propriété intellectuelle », et est devenue réellement courante depuis ces dernières années. (L’OMPI est formellement une organisation des Nations Unies, mais elle représente en fait les intérêts des détenteurs de copyrights, de brevets et de marques déposées).
Ceux qui préféreraient juger ces problèmes sur leurs mérites devraient rejeter un terme biaisé pour en parler. Beaucoup m’ont demandé de proposer un autre nom pour la catégorie — ou m’ont proposé des alternatives eux-mêmes. Ces suggestions incluent IMP pour « Imposed Monopoly Privileges » (« Privilèges de monopoles imposés »), et GOLEM, pour « Government-Originated Legally Enforced Monopolies » (« Monopoles d’origine gouvernementale mis en application légalement »). Certains parlent de « régimes de droits exclusifs », mais assimiler des restrictions à des « droits » est biaisé aussi.
Certaines de ces substitutions sont une amélioration incrémentale, mais c’est une erreur de remplacer « propriété intellectuelle » par un autre terme. Un nom différent pourrait éliminer la confusion, mais ne règlerait pas le problème plus profond de ce terme : la banalisation. Il n’existe pas de chose unifiée telle que la « propriété intellectuelle ». C’est un mirage, qui semble avoir une existence cohérente seulement parce que le terme le suggère.
Le terme « propriété intellectuelle » est un terme fourre-tout pour mêler des lois disparates. Les néophytes en droit qui entendent le terme « propriété intellectuelle » appliqué à diverses lois, tendent à croire qu’il y a plusieurs variations d’un principe commun, et qu’elles fonctionnent de manière similaire. Rien n’est moins vrai.
Ces lois produites séparément, ont évolué différemment, couvrent différentes activités, ont des règles différentes et soulèvent des problèmes de politique publique différents. La loi sur le copyright a été conçue pour promouvoir les œuvres littéraires et l’art, et couvre les détails d’une œuvre littéraire ou artistique. La loi sur les brevets a été conçue pour encourager la publication d’idées, au prix d’un monopole limité sur ces idées — un prix nécessaire dans certains domaines et pas dans d’autres. La loi sur les marques déposées n’était pas destinée à promouvoir une quelconque activité commerciale, mais seulement pour permettre aux acheteurs de savoir ce qu’ils achètent ; cependant, les législateurs sous l’influence de la « propriété intellectuelle », l’ont modifiée en un schéma qui fournit des incitations à faire de la publicité (sans demander au public s’il voulait plus de publicité).
Puisque ces lois ont été développées indépendamment l’une de l’autre, elles sont différentes dans chaque détail, comme dans leurs propos ou leurs méthodes de base. Par conséquent, si vous apprenez quelque chose sur la loi sur le copyright, vous feriez mieux de supposer que la loi sur les brevets est différente. Vous vous tromperez rarement de cette façon.
Les gens disent souvent « propriété intellectuelle » quand ils veulent vraiment qualifier une autre catégorie, plus étendue ou plus restreinte que la « propriété intellectuelle ». Par exemple, les pays riches imposent souvent des lois injustes aux pays pauvres pour leur extorquer de l’argent. Certaines sont souvent des lois sur la « propriété intellectuelle », mais pas toutes néanmoins, les gens utilisent souvent ce terme car il leur est devenu familier, et travestit la nature du problème. Il serait bien mieux d’utiliser un terme comme « colonisation législative » qui est au cœur du sujet et évite la dénaturation de son étendue.
Les hommes de loi ne sont pas les seuls à se méprendre sur ce terme. Même les professeurs de droit qui enseignent ces lois sont leurrés par le terme de « propriété intellectuelle » dans des déclarations générales qui sont en contradiction avec les faits qu’ils connaissent. Le terme les distrait d’utiliser leurs connaissances. Par exemple, un professeur a écrit en 2006 : « Contrairement à leur descendants qui travaillent à l’OMPI, les fondateurs de la Constitution américaine avaient une attitude de principe pro-concurrentielle vis à vis de la propriété intellectuelle. Il savaient que des droits seraient peut-être nécessaires mais… ils ont lié les mains du Congrès, en restreignant son pouvoir de diverses manières ».
Cette affirmation se refère à l’article de la Constitution amèricaine qui autorise des lois sur les droits d’auteurs et des lois sur les brevets, mais cet article n’a rien à voir avec les lois sur les marques déposées. Le terme « propriété intellectuelle » a conduit ce professeur à une fausse généralisation.
Le terme « propriété intellectuelle » conduit également à une réflexion simpliste. Il amène les gens à se concentrer sur la portion congrue de ces lois disparates, qui est qu’elles ont créé des privilèges artificiels pour certaines parties, et à ignorer leur contenu — les restrictions spécifiques que chacune d’elles exercent sur le public, et les conséquences qui en résultent. Ceci encourage une approche « économistique » de tous ces problèmes, et l’économie, comme souvent, opère comme un véhicule pour des valeurs non examinées (comme par exemple, la quantité de production importe, alors que la liberté et le mode de vie non), et des postulats qui ne sont que très superficiellement vrais (comme par exemple, que le droit d’auteur aide les musiciens, ou que les brevets sur les médicaments aident la recherche à sauver des vies).
Pour celui qui a une vue générique, les problèmes spécifiques de la politique publique soulevés par la loi sur le droit d’auteur, et les problèmes, différents, soulevés par la loi sur les brevets ou toute autre loi, sont presque invisibles. Ces problèmes proviennent des spécificités de chaque loi — précisément ce que le terme « propriété intellectuelle » encourage les gens à ignorer. Par exemple, un problème relatif à la loi sur le droit d’auteur est de savoir si le partage de la musique devrait être autorisé. La loi sur les brevets n’a rien à voir avec ceci.Mais la loi sur les brevets soulève le problème de savoir si les pays pauvres devraient être autorisés à produire des médicament qui sauvent des vies et les vendre bon marché pour sauver des vies. La loi sur le droit d’auteur n’a rien à voir avec cela.
Aucun de ces problèmes n’est par nature seulement économique, et leurs aspects non-énonomiques sont très différents ; utiliser la sur-généralisation économique superficielle comme base pour les appréhender implique d’ignorer les différences. Mettre les deux lois dans le même pot de la « propriété intellectuelle » empêche d’avoir un raisonnement clair pour chacune d’elles.
Par conséquent, toute opinion à propos de « la question de propriété intellectuelle » est presque sûrement absurde. Si vous pensez que toutes ces lois ne sont qu’un même problème, vous aurez tendance à choisir vos opinions à partir d’une sélection de généralisations, dont aucune d’elles n’est bonne.
Si vous voulez réfléchir clairement au sujet des problèmes soulevés par les brevets, les copyrights ou les marques déposées, ou même apprendre ce que ces lois disent, la première étape est d’oublier l’idée de les mettre toutes dans le même panier, et de les traiter comme des sujets séparés. Si vous voulez écrire des articles qui informent le public et encourage à réfléchir clairement, traiter chacune de ces lois séparément ; ne suggérez pas de généralisation à leur propos.
Et quand viendra le temps de la réforme de l’OMPI, entre autres choses, appelons à changer son nom.
Catégories de logiciels libres et non libres
Par seb95 le lundi, mai 25 2009, 19:19 - Gnu/Linux
Voici un glossaire des différentes catégories de logiciels qui sont le plus souvent citées dans les discussions sur les logiciels libres. Il explique les catégories qui englobent, ou qui font partie d’autres catégories.
Pourquoi les logiciels ne doivent pas avoir de propriétaire
Par seb95 le lundi, mai 25 2009, 19:14 - Gnu/Linux
Les techniques numériques de l’information contribuent à l’intérêt général en rendant plus commodes la copie et la modification de l’information. Les ordinateurs apportent la promesse de faciliter ces opérations pour tous.
Tout le monde ne veut pas de cette simplification. Le système du droit de copie attribue aux programmes informatiques des « propriétaires », qui pour la plupart souhaitent en garder pour eux les bénéfices potentiels et non les ouvrir au public. Ils veulent être seuls à pouvoir copier et modifier les logiciels que nous utilisons.
Le système du droit de copie s’est développé en même temps que l’imprimerie, une technique de copie à grande échelle. Le droit de copie était adapté à cette technologie parce qu’il ne limitait que la copie à grande échelle. Il ne privait pas les lecteurs de livres de leurs libertés : le lecteur moyen ne possédait pas de presse à imprimer, et il lui arrivait de recopier des livres avec sa plume et son encrier. Les lecteurs ne se voyaient pas traînés devant les tribunaux parce qu’ils avaient ainsi recopié des livres.
Les techniques numériques sont plus souples que la presse d’imprimerie. Une fois sous forme numérique, il devient facile de recopier l’information pour en faire profiter d’autres personnes. Cette souplesse place le support numérique en porte-à-faux dans un système comme le droit de copie. C’est pour cette raison que de plus en plus souvent des mesures sévères et désagréables sont prises afin de renforcer le droit de copie pour les logiciels. Par exemple les quatre pratiques suivantes de l’Association des Éditeurs de Logiciels (Software Publishers Association, SPA) :
* Une propagande massive clamant qu’il est mal de désobéir aux propriétaires afin d’aider ses amis. * Une incitation à la dénonciation de ses camarades ou de ses collègues. * Des visites surprises, avec l’aide de la police, dans les bureaux et dans les écoles, au cours desquelles on exige des personnes la preuve qu’elles sont innocentes du délit de copie illégale. * Des poursuites menées par le gouvernement américain à la demande de la SPA, à l’encontre de personnes comme David LaMacchia, du MIT, non pour avoir recopié un logiciel, mais simplement pour avoir laissé des moyens de recopie sans surveillance et ne pas avoir réussi à en empêcher l’utilisation.
Ces pratiques rappellent toutes les quatre celles de l’ancienne Union Soviétique. Sous ce régime à présent aboli, chaque photocopieuse était gardée pour empêcher la copie interdite, et les individus étaient obligés de recopier l’information en secret et de la diffuser de la main à la main sous forme de « samizdats ». Évidemment, les motifs de cette restriction n’étaient pas les mêmes : en Union Soviétique ils étaient politiques, aux États-Unis c’est le profit. Mais ce sont les mesures qui nous affectent, et non pas les motifs. Toute tentative de blocage de la diffusion de l’information pour quelque raison que ce soit conduit aux mêmes méthodes et à la même brutalité.
Les propriétaires ont inventé divers arguments pour justifier leur prise de contrôle de la manière dont nous utilisons l’information :
* Les insultes.
Les propriétaires emploient des expressions péjoratives comme « pirate » ou « vol » en les associant à une terminologie plus technique comme « propriété intellectuelle » ou « préjudice ». Ils conduisent ainsi le public à penser comme ils le veulent, par une analogie simpliste entre les programmes d’ordinateurs et les objets du monde physique.
Nos idées et nos intuitions sur la propriété des objets matériels se rapportent à la question de savoir s’il est juste d’emporter un objet qui appartient à quelqu’un d’autre. Elles ne s’appliquent pas directement à la recopie de quelque chose. Mais les propriétaires nous demandent de les appliquer quand même.
* L’exagération.
Les propriétaires disent subir des « dommages » ou des « pertes économiques » du fait que les utilisateurs recopient eux-mêmes les programmes. Pourtant le fait de la copie n’a aucun effet direct pour le propriétaire et ne fait de mal à personne. Le propriétaire ne subit une perte que dans la mesure où la personne qui fait cette copie aurait été prête à payer au propriétaire le prix d’un autre exemplaire. Or en y réfléchissant un petit peu, on conclut vite que la plupart de ces personnes n’auraient pas acheté le logiciel. Ce qui n’empêche nullement les propriétaires de calculer leurs « pertes » comme si toutes ces personnes avaient été des acheteurs potentiels. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils exagèrent.
* Le droit.
Les propriétaires parlent souvent des dispositions légales et des pénalités dont ils peuvent nous menacer. Implicitement, ils veulent nous dire là que les lois d’aujourd’hui reflètent un point de vue moral incontestable, et en même temps nous invitent à considérer les pénalités encourues comme des faits de nature, dont personne ne porte la responsabilité.
Ce type d’argumentation n’a pas été taillé pour résister au raisonnement critique mais pour venir renforcer une pensée routinière. En aucune façon les lois ne sont des arbitres du bien et du mal. Tout Américain devrait savoir qu’il y a quarante ans, dans de nombreux États, il était illégal pour un Noir de s’asseoir à l’avant d’un autobus. Cependant seuls les racistes diront que c’était mal de le faire.
* Les droits naturels.
Souvent les auteurs revendiquent leur attachement affectif aux programmes qu’ils ont écrits et nous en font déduire que leurs désirs et leurs intérêts au sujet de ces programmes sont plus importants que ceux de toutes les autres personnes, plus importants même que ceux du monde entier. Il faut ici remarquer que la plupart du temps ce sont les sociétés et non les auteurs qui détiennent les droits de copie sur les logiciels, mais nous sommes censés négliger cette incohérence.
À ceux qui énoncent comme un axiome moral l’idée que l’auteur est plus important que le public, je peux seulement répondre que pour ma part, bien qu’auteur de logiciels très connu, je dis que c’est du chiqué.
Si les gens ont tellement tendance à sympathiser avec les arguments du type « droits naturels », c’est généralement pour l’une des deux raisons suivantes.
La première de ces raisons repose sur une analogie abusive avec les objets matériels. Si je prépare un plat de spaghetti, cela ne me va pas me convenir que quelqu’un d’autre que moi les mange, parce qu’alors je ne pourrai plus les manger moi-même. En mangeant mes spaghetti, l’autre personne me cause un dommage dans l’exacte mesure de son bénéfice à elle. D’elle ou de moi, une seule personne peut avoir les spaghetti, la question est de savoir qui. La plus petite distinction entre nous deux suffit à faire pencher la balance morale.
Mais le cas d’un programme que j’ai écrit est très différent. Si vous le faites fonctionner ou si vous le modifiez, cela vous profite directement mais ne m’affecte que d’une manière indirecte. Le fait que vous en donniez ou non une copie à un ami vous profite beaucoup plus, à vous et à votre ami, qu’il ne me dérange, moi. Il ne faut pas que j’aie le pouvoir de vous en empêcher. Personne ne doit avoir ce pouvoir.
Deuxièmement, les gens ont entendu dire que les droits naturels des auteurs constituaient une tradition universellement acceptée et jamais remise en question par notre société. Pourtant historiquement c’est l’inverse qui est vrai.
Au moment de la rédaction de la Constitution des États-Unis, l’idée de droits naturels pour les auteurs fut proposée mais finalement rejetée. C’est pourquoi la Constitution se borne à autoriser les systèmes de droit de copie, sans toutefois les rendre obligatoires. La Constitution énonce aussi que de tels sytèmes doivent être temporaires, que leur but est de favoriser le progrès et non pas de récompenser les auteurs. Le droit de copie récompense certes les auteurs, et les éditeurs encore plus, mais toujours en tant que moyen d’infléchir leur comportement. La véritable tradition de notre société, c’est que le droit d’auteur empiète sur les droits naturels du public et ne peut se justifier que dans l’intérêt de ce même public.
* L’Économie.
Finalement, on nous dit qu’il faut aux logiciels des propriétaires parce que cela encourage leur production. Contrairement aux autres arguments, celui-ci repose du moins sur une approche légitime du sujet. Le but est valable en effet : satisfaire les utilisateurs de logiciels. L’expérience montre que les gens produiront plus de logiciels s’ils sont mieux payés pour le faire.
Mais cet argument économique a le défaut d’être basé sur l’hypothèse discutable que la différence se fera en fonction de l’argent que nous voulons bien donner. On tient pour acquis que ce que nous voulons c’est de la « production de logiciels », avec ou sans propriétaire.
Le public accepte facilement cette hypothèse parce qu’elle correspond à son expérience des objets matériels. Si nous prenons l’exemple du sandwich, on peut sans doute réussir à en trouver deux qui soient identiques, l’un gratuit, l’autre payant. Si c’est le cas la somme payée ou non est la seule différence entre les deux. Que vous deviez ou non le payer, le sandwich aura le même goût, la même valeur nutritive et en tous cas vous ne pourrez le manger qu’une seule fois. Le fait le sandwich vous ait été fourni, ou non, par un propriétaire n’a d’influence directe que sur la somme d’argent dont vous disposez par la suite.
Ceci est vrai pour tout type d’objet matériel. Le fait qu’ils aient ou non un propriétaire ne change pas leur nature, ni leur utilité au cas où vous en faites l’acquisition.
Pour un programme c’est différent. Le fait qu’il ait un propriétaire modifie nettement sa nature et ce que vous pouvez en faire si vous en achetez un exemplaire. Et pas seulement pour une question d’argent, car le système de propriétaires de logiciels encourage ces derniers à produire un bien qui n’est pas celui dont la société a besoin. Il est la cause d’une pollution morale imperceptible qui nous affecte tous.
En effet, de quoi la société a-t-elle besoin ? D’une information vraiment disponible pour ses citoyens. Par exemple, des programmes que les gens peuvent réparer, modifier, adapter, améliorer, et pas seulement faire marcher. Or ce que les propriétaires de logiciels livrent généralement est une boîte noire que personne ne peut étudier ni modifier.
La société a aussi besoin de liberté. Quand un programme a un propriétaire, ses utilisateurs perdent la liberté de contrôler un des aspects de leur vie.
Surtout, la société a besoin d’encourager l’esprit de coopération volontaire de ses citoyens. Quand les propriétaires de logiciels qualifient de « pillage » le fait d’aider notre voisin d’une façon simple et naturelle, ils polluent l’esprit civique de notre société. C’est pourquoi nous disons que le logiciel libre est une question de liberté, pas de prix. L’argument économique des propriétaires est un faux argument, mais le problème économique est un vrai problème. Certaines personnes écrivent des logiciels utiles pour le plaisir ou pour conquérir l’admiration et la reconnaissance, mais si nous voulons plus de logiciels que ceux que ces personnes écrivent il nous faut récolter des fonds.
Depuis maintenant dix ans, les développeurs de logiciels libres essaient, avec un certain succès, diverses méthodes pour trouver des financements. Il n’est pas indispensable pour cela d’enrichir quelqu’un. Le revenu d’une famille américaine moyenne, autour de 35 mille dollars, a fait la preuve de sa capacité suffisante comme stimulant pour beaucoup de métiers moins satisfaisants que la programmation. Pendant des années, jusqu’à ce que la création d’une association le rende superflu, j’ai gagné ma vie avec les améliorations que je faisais ponctuellement aux logiciels que j’avais écrits. Chacune de ces améliorations était ajoutée à la version livrée en standard, devenant ipso facto disponible au public. Les clients me payaient pour travailler aux améliorations dont ils avaient besoin et qui ne coïncidaient pas forcément avec les fonctionnalités que j’aurais autrement considérées comme prioritaires.
La Free Software Foundation (FSF), une association exemptée d’impôt pour le développement du logiciel libre, récolte des fonds par la vente de CD-ROMs GNU, de T-shirts, de manuels et de distributions de luxe - que chaque utilisateur a la possibilité de copier ou de modifier librement, ainsi que par les dons. Nous avons maintenant cinq programmeurs et l’équipe compte aussi trois employés pour traiter les commandes par courrier.
Certains développeurs de logiciels libres gagnent leur vie en vendant des services de support technique. Cygnus Support, avec 50 employés au moment de la rédaction de cet a..., estime que 15 pourcent de l’activité de ses équipes est consacrée au développement de logiciels libres—pourcentage fort respectable pour une société de logiciels.
D’autres sociétés, parmi lesquelles Intel, Motorola, Texas Instruments et Analog Devices, se sont regroupées pour financer le développement du compilateur libre GNU pour le langage C. Dans le même temps, le compilateur libre GNU pour le langage Ada est soutenu financièrement par la US Air Force, car celle-ci pense que c’est le moyen le plus économique d’obtenir un compilateur de haute qualité. Les subventions de US Air Force ont...
Tous ces exemples sont à petite échelle. Le mouvement du logiciel libre est encore petit et encore jeune. Mais l’exemple de la radio financée par les auditeurs dans ce pays les États-Unis montre qu’il est possible de soutenir une activité importante sans forcer chaque utilisateur à payer. En tant qu’utilisateur d’ordinateur aujourd’hui, vous utilisez peut-être un programme propriétaire. Si votre ami vous en demande une copie, ce serait mal de refuser. La coopération est plus importante que le droit de copie. Cependant, dans le fond, la coopération en circuit fermé ne permettra pas de bâtir une bonne société. Chacun devrait aspirer à une vie honnête menée ouvertement et avec fierté, et pour cela il faut dire « non ! » au logiciel propriétaire.
Vous méritez de pouvoir coopérer ouvertement et librement avec les autres personnes qui utilisent les logiciels. Vous méritez de pouvoir apprendre comment marche un logiciel et de l’enseigner à vos élèves. Vous méritez de pouvoir engager votre programmeur favori pour réparer le logiciel quand il est cassé.
Vous méritez le logiciel libre.
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